Un président de la cour d'appel de Rennes imperméable au "baragouin" breton
SOCIETE - Le président de chambre à la Cour d'appel de Rennes, Pierre Dillange, a sèchement renvoyé mercredi un témoin utilisant la langue bretonne pour jurer de dire toute la vérité, en interrompant très vite son audition par un cinglant : "Je ne comprends pas le baragouin". Lire la suite...
"Votre audition est terminée. Je ne comprends pas le baragouin", a abruptement coupé le président, suscitant un mouvement de protestation parmi la trentaine de militants favorables à la réunification de la Bretagne présents à l'audience. L'incident est intervenu alors que deux jeunes militants d'un collectif baptisé "44=BZH" faisaient appel de leur condamnation à une amende de 100 euros chacun pour avoir barbouillé à Nozay (Loire-Atlantique) un panneau de "propagande" de la région Pays de la Loire. Ces militants font valoir que la Loire-Atlantique appartient historiquement à la Bretagne, et non pas à la Région des Pays-de-Loire. Cette séparation fait suite à un décret de Vichy de 1941. Les deux condamnés, Jonathan Guillaume et Josselin Liotard, qui ont également tenté de s'exprimer à l'audience en partie en breton, ont revendiqué le caractère politique du geste tout en niant en être les auteurs. "On prenait juste des photos pour alimenter notre site internet", ont-ils indiqué avant d'avancer les raisons de leur engagement. "Ca ne m'intéresse absolument pas (..). On n'est pas là pour réunifier quoi que ce soit", devait rétorquer le président, avant d'évoquer l'ancien mot breton "baragouin", dont l'origine est "bara" (le pain) et "gwin" (le vin), mots avec lesquels les pèlerins bretons demandaient l'hospitalité dans les auberges, selon le Robert. Familièrement, il s'agit d'un "langage incorrect et inintelligible" et par extension d'une langue "qui paraît barbare", ajoute le dictionnaire. "Le Breton est une langue. Plutôt qu'être méprisant, le président aurait pu dire : +Je ne comprends pas cette langue+. Voilà qui aurait été plus respectueux", a réagi à la sortie du tribunal le témoin, Gaël Roblin, qui a tout de même pu conclure son intervention à la barre par le traditionnel "kenavo". Le procureur, qui a estimé qu'au tribunal "on doit pratiquer le Français comme dans l'ensemble du territoire de la République", a indiqué ne pas avoir "d'observation à formuler sur la peine" tout en indiquant qu'un sursis serait "inopportun" pour le prévenu, sur lequel on a retrouvé une bombe à peinture. Plusieurs associations en Loire-Atlantique militent pour la réunification de la Bretagne historique, incluant leur département. L'arrêt sera rendu le 13 avril prochain.
(AFP)


Comprends pas. Il y a un mur comme à Berlin qui empêche les bretons d'aller à Nantes ? Il y a de l'apartheid ? Des familles séparées de part et d'autre d'un no man's land, comme en Corée peut-être ?
Je ne crois pas. Alors militer pour la "réunification de la Bretagne historique", c'est franchement risible dans la France du 21ème siècle.
Sidérant, tous ces gens tournés vers le passé qui semblent vouloir à tout prix revenir à une époque aussi lointaine que fantasmée.
Rédigé par : Sebastien | 16/03/2011 à 17:53
On croit rêver. "la Loire-Atlantique appartient historiquement à la Bretagne, et non pas à la Région des Pays-de-Loire", mais on s'en fout. On retourne au Moyen-Age.
Rédigé par : andreas | 16/03/2011 à 18:16
Voilà ou mêne l'abus de gwin ru et de chouchen....
Rédigé par : XGerard | 16/03/2011 à 18:19
Etonnant que pour certaines langues, on court chercher un interprète . Ca laisse rêveur ....
Rédigé par : yannich | 16/03/2011 à 18:19
@sébastien : t'as raison mon gars , l'avenir c'est une seule langue pour toute la planète ... c'est pour bientôt mais ce sera pas le français ;-)))
Rédigé par : botul | 16/03/2011 à 18:31
"Plusieurs associations en Loire-Atlantique militent pour la réunification de la Bretagne historique, incluant leur département. ". A mon avis ces associations devraient regarder les équipes de football Bretonnes, elle comprendraient la futilité de leur combat.
Rédigé par : Commerçon | 16/03/2011 à 18:31
Pierre Dillange ! Te zo ur paour kaezh den, me lar dit. Kaes war da hent.
En français et en bref : Dillange, dégages.
Rédigé par : ET | 16/03/2011 à 18:34
Du bon usage de la langue
Rédigé par : R | 16/03/2011 à 18:40
Ils veulent quoi ces bretons ? Faire comme à Barcelone, où quand vous parlez espagnol on ne vous répond même pas ?! Comme en Belgique où dans certaines villes le néerlandais est obligatoire ? Sortez le nez de votre cidre et regardez autour de vous !
Rédigé par : ChessPlayer | 16/03/2011 à 18:45
Sebastien
Ce n’est pas risible. La Bretagne a été coupée en deux par le régime de Vichy. Nantes et Rennes sont deux métropoles complémentaires qui ont tout à gagner dans cette réunification. La région Pays de Loire survivrait sans peine à la perte de la Loire Atlantique, mais la Bretagne en sortirait renforcée.
Rédigé par : ET | 16/03/2011 à 18:46
C'est déjà assez ridicule d'avoir les panneaux en 2 langues...
Rédigé par : Olivier | 16/03/2011 à 18:50
@Sebastien : en même temps, ils sont condamnés à 100 € d'amende pour avoir barbouillé un panneau - la Justice n'a visiblement pas de trop petits chats à fouetter ! Il faut croire que quelqu'un voulait offrir une tribune à ces militants, sinon la police leur aurait collé une prune et on n'en aurait jamais parlé.
Rédigé par : Rémy | 16/03/2011 à 18:52
Ce président de Cour a bien eu raison.
Rédigé par : mimi | 16/03/2011 à 18:53
En plus de ça les Nantais et les ligériens non jamais voulu être considérés comme bretons. En fac d'histoire nous apprenons que Nantes était en Bretagne car le territoire résulte d'un legue familial lié à la noblesse. Dans une plus grande échelle et en suivant leur logique historique il faudrait lié l'Espagne et tout les territoires des Hasbourg en Europe centrale sous le même drapeau ... De toute manière ces régionalistes ne sont qu'une minorité
Rédigé par : pierre44 | 16/03/2011 à 19:07
Il y a peut être plus grave dans le monde mais si on ne se préoccupe pas de sauvegarder la culture et nos territoires dites adieu à la culture et restez le mouton de Pétain.
Breizh = 22+29+35+44+56 !!!!!
Rédigé par : Gliber | 16/03/2011 à 19:34
La résurgence, comme un fleuve souterrain, de la mémoire, irrigue le présent des peuples et les soutient dans leur espérance et leur volonté de forger leur avenir.
Ce n'est pas faire oeuvre passéiste que faire du passé la matrice du futur.
On se reconnait dans ce que l'on connait et par cela même qui nous constitue en lien avec nos mémoires partagées.
La France du XXIème siècle est un processus jamais achevé, en devenir permanent.
La Bretagne, bretonnante ou non se reconnait par elle-même malgré les décennies d'oubli et de mépris.
Autrefois, il était interdit de parler le breton, de s'identifier à une culture, à des usages, à une mémoire et aux noms que portèrent les ancêtres.
Le déni historique a trop duré.
Ce n'est pas faire insulte à la République de vouloir voir ressurgir les sources communes.
Nous y puiserons de nouvelles énergies et retisserons ainsi les liens abimés mais jamais rompus.
Rédigé par : EternelApprenti | 16/03/2011 à 19:44
Tout comme le commentaire precedent... pas mieux... comprend pas non plus c'est quoi leur interet ? Ok disons cela redevient "la bretagne historique", chouette... et apres ? cela me fait penser aussi aux basques aussi desesperer et attache a leur culture au point de vouloir devenir independant...
Rédigé par : Romain | 16/03/2011 à 20:03
@Sebastien
C'est noté. Désirait depuis toujours cette réunification, votre analyse vient de m'ouvrir les yeux. Merci, grand frère français.
Rédigé par : Thomas | 16/03/2011 à 20:40
Si tu as raison Sébastien .. pourquoi faire autant de zèle pour aller à l'encontre de ce souhait populaire.
Quand tu dis cela, tu serts la soupe aux noblions politiques qui souhaitent tout simplement garder leur petit fauteuil de gros privilégiés!
Rédigé par : Miline | 16/03/2011 à 20:46
CE MAGISTRAT A TOUT A FAIT RAISON. ces personnes qui se replient sur leur petit monde, leur petite région, leur petit folklore. plus personne ne se comprendra si on a chacun notre petite langue. c'est grave que des individus reviennent en arrière, être aussi ré-actionnaire est terrifiant, fuyons
Rédigé par : em | 16/03/2011 à 21:17
Au fait, c'était quoi la langue officiel de la "Bretagne historique", quand Nantes était sa capitale ?
Vive la Bretagne entière, du Cap Breton au Pertuis Breton !
Rédigé par : Curieux | 16/03/2011 à 21:27
Le comportement des personnes poursuivies ou entendues comme témoins est un brin provocateur mais la convention européenne des droits de l'homme et les principes généraux des droits de la défense donnent à chacun la possibilité voire même le droit d'être entendu dans SA langue, notamment le breton (!), qui n'est pas nécessairement celle de la juridiction saisie laquelle doit alors faire appel au service d'un interprète !
PS Puissent les hommes trouver les mots d'une langue commune au lien de creuser chaque jour davantage leurs différences...
Rédigé par : Marc Legein | 16/03/2011 à 22:00
Bah ! il y a bien une certaine marine le pen qui voudrait nous faire revenir au franc, rétablir la peine de mort etc... et sortir de l'Europe, alors...
Rédigé par : widerstand | 16/03/2011 à 22:22
Ce n'est pas un mur qui empêche les bretons d'aller à Nantes mais un mur qui empêche Nantes d'être en Bretagne. Ce mur n'est certes pas concret, mais, et pour reprendre votre exemple,l'apartheid, il est institutionnel. Et toutes proportions gardées c'est ce même mur institutionnel qui interdisait aux Êtres Humains Noirs d'Être à tel ou tel endroit. Mais cela étant dit nous ne pouvons pas comparé l'apartheid (ségrégation raciale), la Corée (ségrégation politique -de part et d'autre) et la Bretagne (ségrégation culturelle).
Militer pour la réunification ou penser que ce n'est que Justice c'est s'inscrire dans une certaine logique qui nous fait prendre l'Histoire comme quelque chose que l'on vit plutôt que quelque chose qui est. Et cette logique elle est culturelle; propre à notre culture (ça n'engage que moi mais c'est ce qu'il me semble). Et c'est peut être un espoir pour la France du XXI siècle. Car à l'heure où elle se débat sur les piliers vacillants de l'identité nationale, construits sur l'hégémonie, l'oppression,la négation, le mensonge, le détournement et la propagande nous avons tendance à voir l'Histoire se répétée.
Ce serait donc plutôt la France qui est tournée vers le passé et qui veut à tout prix revenir à une époque aussi lointaine que fantasmée. Tout cela aux dépens des cultures (car celui qui vit une injustice ne peut-être insensible aux autres injustices et donc que ce soit la Bretagne ou ailleurs, en France, c'est la même chose) qui veulent vivre leurre Histoire en dépit du temps qui passe...Nous ne sommes même plus à construire le Futur en nous tournant vers le Passé, mais à paver le Présent pour construire un nouveau Passé!
Et quant à votre passé, celui vers lequel nous serions tourné, et en ce qui concerne cet article dont le sujet est la réunification ça date d'il n'y a pas très longtemps et c'est écrit dans l'article. Je cite "Cette séparation fait suite à un décret de Vichy de 1941"...
Rédigé par : kcB5 | 16/03/2011 à 22:29
Habitant Pas loin des " marches de la Bretagne "
--- en Anjou ---
je comprends ' Sebastien '
L'EUROPE ... mais alors pourquoi... ?
la " Bretagne " a t'elle une réelle identité ?
Le breton, le gallo... les querelles de Brest à Quimper, de la cote à " l'intérieur " etc...
IDENTITÉ BRETONNE ... ?
Rédigé par : angevain | 16/03/2011 à 23:15
Ton résonnement, Sébastien, est aussi absurde que représentatif du mépris des "bons français" à l'égard des "pays" ou "régions" comme la Bretagne.
Mais je ne te jette pas la pierre. Tu es simplement, comme beaucoup d'autres français, et comme les bretons, basques, occitans, corses et autres, victime de l'acculturation, qui est une véritable spécialité dans l'hexagone.
Vercingétorix, Charlemagne, François 1er, tu sais, ce n'est ma notre Histoire à nous bretons. Si tu ne le sais pas, nous étions un pays indépendant, avec notre langue (qui n'est pas un patois, comme le ch'ti par exemple). La langue bretonne est d'ailleurs assez proche du gallois.
Par contre, je trouve tout à fait normal, vu qu'aujourd'hui nous sommes français, que l'on apprenne l'Histoire de France à l'école. Ce que je ne trouve pas normal par contre, et même totalement indigne d'un pays qui se veut celui de la "liberté, égalité, fraternité", c'est que mon Histoire (ou celle de mes ancêtres), on ne me l'a jamais enseignée. Pire, on nous a interdit de parler breton (jusqu'en 1981). Toujours aujourd'hui, les jeunes bretons n'apprennent rien de nos origines, de nos traditions... et la langue est encore dénigrée, il n'y a qu'à lire l'article!
Mais, comme la plupart des français, tu trouves çà normal, au nom de l'unité. Je te répondrai juste qu'il me paraît impossible d'être un pays uni, avec un peuple qui marche dans le même sens si l'on ne respecte pas entièrement celui-ci et ceux qui le composent.
Vous avez surement peur de réaction séparatistes ou autres... vous avez peut-être raison. Moi j'ai plus peur de la violence morale et physique que peut engendrer et qu'engendre ce mépris.Aujourd'hui, j'ai plutôt l'impression que de plus en plus, les bretons reprennent conscience de leurs spécificités, comme d'autres "régions" de France d'ailleurs. Et ce n'est pas uniquement dans un but "folklorique"...
Si un jour çà explose (et c'est totalement absurde que de penser que çà ne peut pas arriver), la France ne s'en relèvera pas! Ce ne sera qu'un juste retour de bâton...
Rédigé par : Peruk | 16/03/2011 à 23:40
Quelques petites précisions:
Le président a effectivement parlé de "Baragouin" pour qualifié la langue Bretonne... Et c'est l'avocat dans sa plaidoirie qui s'est permis de rappeler que le mot "baragouiner" venait des tranchées de 14-18, où les brittophones placés en premières lignes ("Ce que j'ai pu en consommer de bretons..." dixit Général Nivel) demandaient du pain et du vin, Bara ha Gwin, en breton... De mon point de vue cela proviendrait déjà du camp de Conlie, où les bretons ont vraiment été affamés...
Autre précision, afin d' éclairer l'auteur qui me précède: la Bretagne a été amputée du "44" en juin 1941 par simple décret de Pétain avec l'accord des Nazis! ... et ce découpage a été entériné par les gouvernements dits de "libération" jusqu'à nos jours, droite et gauche confondues, alors que les bretons avaient rejoints massivement De Gaulle à Londres dans la résistance... Drôle de reconnaissance démocratique n'est-ce pas? Le mot approprié serait plutôt ingratitude... Imaginons une puissance étrangère enlever administrativement le cinquième sud-est de la france, sans consultation des populations concernées? Après bien sûr avoir interdit aux petits français de parler leur langue maternelle... Vous avez dit démocratie? Excusez moi de sourire.
Rédigé par : Le Cuff | 17/03/2011 à 00:22
un breton censé ne reconnaitra pas Nantes comme bretonne. point.
Rédigé par : loulou le bourgignon | 17/03/2011 à 00:53
D'accord, l'utilisation du mot "baragouin" était déplacée. Mais pour le reste, l'attitude de ces clowns qui réclament le rattachement de Nantes à la Bretagne est d'un ridicule. Vous n'avez rien de mieux à faire, braves gens ?
Rédigé par : Zorglub | 17/03/2011 à 04:48
Vu comme c'est la honte d'être francais à cause du sac à merde, je comprend qu'on préfère être breton
Rédigé par : Kenavo | 17/03/2011 à 08:04
Voyez-vous Sébastien , c'est exactement le même sentiment que le jour où la France a perdu l'Alsace et la Lorraine . La France n'attendait qu'une occasion pour les récupérer, et bien pour nous c'est pareil sauf que l'on ne veut pas d'effusion de sang mais que nous voulons retrouver notre territoire dans son intégralité.L'Alsace et la Lorraine sont revenues après 48 ans , nous attendons depuis 70 ans.
Rédigé par : LE GALL | 17/03/2011 à 08:14
Bien triste quand on sait que le Breton fut l’objet d’une campagne de destruction volontaire mise en œuvre par la république.
Rédigé par : tonio | 17/03/2011 à 08:51
Sébastien, les coupures administratives ne sont pas innocentes et celle de Vichy n'échappe pas à la règle. La vieille devise romaine du "diviser pour mieux régner" vaut aussi pour la culture. Réunifier la Bretagne historique peut paraître risible, mais la France s'appuie depuis deux siècles sur une reconstruction de sa propre histoire (des gaulois à Jeanne d'Arc) aussi "lointaine que fantasmée".
Quant au fait que les Bretons soient tournés vers leur passé, le fait que la centralisation française ait quasiment réduit à néant la diversité culturelle et linguistique du pays les oblige à se pencher sur cette histoire: processus de légitimation relativement normal. Arguer que cette diversité soit un problème serait étonnant de la part d'un français, dont je doute qu'il soit en faveur de la domination de l'Anglais dans le Monde par exemple (et qu Québec en particulier).
Le passé n'est pas incompatible avec le futur : il en est même une condition, d'où ces multiples tentatives d'appropriation.
Y
Rédigé par : hista | 17/03/2011 à 10:06
Fantasmée? Un peu de bon sens. Replongez-vous dans vos bouquins d'histoire, je vois mal où est le fantasme. Par ailleurs, le sujet de cet article porte sur l'insulte qui est faite à un Breton qui parle le Breton. Les tribunaux barcelonais n'insultent pas les Barcelonais parlant Catalan, pas plus que les tribunaux de Cardiff n'insulte les Gallois parlant Gallois...Pourtant eux aussi sont au XXIème siècle. Etrange...
Rédigé par : Kevin | 17/03/2011 à 10:07
Ce qui est tout de même amusant, c'est que le tribunal de Rennes, ville où historiquement on n'a JAMAIS parlé breton n'en déplaise au révisionnisme actuel, à l'inverse de la Loire Atlantique (Batz sur Mer, Le Croisic...), avait l'habitude de prononcer une justice de classe envers de pauvres hères qui ne comprenaient même pas ce qu'on leur reprochait puisqu'ils ne parlaient que le "baragouin" de leurs parents. Ce président ne croit pas si bien dire en se plaçant dans la ligne historique de ses prédécesseurs ! Ceci dit, je ne souffre d'aucune crispation identitaire, mais c'est marrant.
Rédigé par : Hypathie | 17/03/2011 à 11:31
Bonjour,
Un petit mail pour te dire qu'on sort d'abord l'info de la fermeture de Libé sur notre site. C'est en ligne. Nous pensons ne pas pouvoir la tenir encore pendant trois semaines...
J'ai contacté la direction qui n'a pas donné suite.
A bientôt,
Claire
Rédigé par : staes | 17/03/2011 à 11:33
Je suis bretonne et pas bretonnante mais on m'a appris à respecter toutes les cultures: le créole comme le breton; Plus il y a de variétés de fleurs dans un jardin plus celui-ci est beau. Je suis affligée par le manque de culture et l'étroitesse d'esprit. Comme quoi On peut faire des études et ne pas être visité par l'esprit "fin" (sain?).
Rédigé par : isabelle marechal | 17/03/2011 à 11:51
Je ne suis pas bretonnante mais on m'a appris à respecter toutes les cultures:du Créole au Breton. IL faut beaucoup de variétés de fleurs pour qu'un jardin soit beau. Je suis affligée par ce manque de culture et cette étroitesse d'esprit. On peut faire des études et ne pas être touché par l'esprit " fin" (sain?)! Isabelle
Rédigé par : isabelle marechal | 17/03/2011 à 11:59
Lamentable petit président tiens m'en rappelle un autre qui lui n'est pas contre le fait qu'on puisse parler breton en Bretagne historique et ailleurs jusqu'à New York city où cela ne dérange aucun sheriff Quel mépris pour une langue aussi légitime que les autres et qui a trop souffert de ces hautaines réparties qui blessent sans faire avancer le schmiblik respecter les lois européennes signées par la France sur l'usage des langues minoritaires et Dillange mange ton bara et bois ton gwin malostru !
Rédigé par : danielou | 17/03/2011 à 18:54
Au-delà de cet épisode regrettable qui ne fait pas honneur encore une fois à la "Pâtrie des Droits de l'Homme", le pragmatisme nous amène à considérer qu'une refondation des régions française leur conférant une "carrure" européenne" s'avère indispensable.
Nos "régions" sont trop faibles (ou trop puissantes)-IdF, Rhones-alpes, PACA, sont hyper-puissantes par rapport à la basse-Normandie ou au Poitou-Charents.
Nos régions font 2 ou 9 départements au gré des caprices de nos aménageurs.
Elles sont dotées de compétences limitées et de budgets dérisoires (Leur total fait 3% du PIB), c'est ridicule de voir une Bretagne (tronquée) disposer de 1,2Md€ alors que le Pays de Galles dépasse 20 Md€, la Bavière 80 Md€...autant les supprimer.
De surcroit elles ont été créées de manière à charcuter, contrairement aux pays voisins, les territoires historiques tels la Bretagne ou la Normandie.
Concomitemment,l'Europe est totalement comme l'ONU, sous la coupe des états qui ne sont pas prèts d'abandonner leur nationalisme, ce nationalisme, sacralisé par la France en 1789 et cause de toutes les guerres européennes, coloniales voire mondiales depuis 2 siècles.
L'Europe, c'est un budget de 1,2% du PIB européen qui n'a augmenté que de 0,3% en 50 ans, c'est une présidence et un ministère des Affaires étrangères réduits à l'état de potiches, c'est une défense européenne qui s'appelle "Agence de la défense européenne" drivée par une femme dont personne ne connait le nom...l'Europe, c'est une coquille vide, une sorte de Rotary-Club des Nations, elle n'a pas changée depuis Kiesinger ("Pour avoir l'Europe, je dois faire quel n° ?").
L'Europe fait rire le monde entier et notamment Américains, chinois et autres vraies puissances.
"Les Nations ont tuées l'Europe" a dit Irène Lenoir, ancienne Ministre, j'ajouterais: "..et cà continue."
L'Europe s'imposera pour contrer la mondialisation, elle sera fédérale ou ne sera pas.
Ceci-dit ,chers jacobins, vous pouvez toujours vous rassurer en perpétuant le mythe de la France, puissance mondiale.
Rédigé par : Prigent | 18/03/2011 à 06:21
ce qui m'attriste c'est les commentaires cohérents, sensés, ouverts, pondérés, viennent quasi exclusivement de personnes ayant un pseudo breton. Ex "Prigent" qui fait un discours européen, fédéraliste, anti-nationaliste, économiquement logique...
Je ne me sens pas français, j'en suis incapable. Dire ça à un français c'est se garantir une réaction aux choix violente ou écrasante de mépris du type "bouseux médiéval tribalo replié".
Mais que faire quand mes compatriotes bretons pensent par eux même et regardent ailleurs et que les français répètent le même discours moisi, méprisant et agressif, à la virgule près?
Que faire quand je dis à un Anglais que je suis Breton et qu'il connaît mon histoire et les origines de ma langue mieux qu'un ado breton qui n'a jamais eu accès à celles-ci? Qu'on me dit "ah tu n'es vraiment pas français" (je parle 7 langues, le breton n'étant pas ma langue la plus forte loin de là malheureusement)? Ben je dis non en effet et j'explique pourquoi. Et je suis fier qu'on reconnaisse comme différent d'un peuple fatigué, aigri, dépassé...
Le mépris, le refus de comprendre, les préjugés, les réponses toutes faites à la "Sébastien", l'impossibilité de débattre, c'est ce qui fait que je suis incapable d'être français. Il serait possible de concilier les deux, mais je ne peux pas estimer que j'ai quelque chose de commun avec des gens qui refusent mon droit à être ce que je suis, vont doctement décréter que l'identité bretonne n'existe pas, que l'histoire n'a pas lieu d'être, que la langue est un patois à éradiquer, et que penser différemment c'est être un arriéré.
On parle de "communauté de destin" pour la France. Que reste-t-il à partager...le poids de la France sur la Bretagne m'apparaît comme un boulet économique, intellectuel, spirituel et une perte de temps totale...
Rédigé par : thomas | 18/03/2011 à 12:15
@thomas
Vous avez, hélas, raison. A la lecture des commentaires ici, comme souvent dans les conservations, le nationalisme le plus fort n'est pas le fait des bretons, mais bien des français. Le jacobinisme est un nationalisme. Le nationalisme ne se conçoit que contre les autres, que comme exclusif, quitte à s'inventer un ennemi pour mieux le vaincre de son glaive civilisateur.
Breton, je ne revendique rien d'autre que le droit à l'expérimentation politique, à la créativité des modes de gestion du commun. La langue bretonne est importante pour moi, mais parler de nation bretonne me semble hautement problématique, tout comme celui de nation française. Parce que la nation, encore une fois, se se conçoit que dans le choc contre l'autre.
Rédigé par : Alexandre | 19/03/2011 à 18:36
c'est fou, je n'en reviens pas des commentaires. Je croyais les lecteurs de Libé humanistes, ouverts, respectueux (des langues cultures , minorités, etc)... La plupart des commentaires sont mondialistes (aneantissement des langues regionales, fondre les identités régionales dans la masse). Je retourne vite sur le direct du Monde. Moins de discours fascinsants là-bas.
Rédigé par : jibe | 19/03/2011 à 22:31
La langue de bois a toujours été la langue de la République.
Rédigé par : Paglop | 22/03/2011 à 16:41
La langue bretonne est consacrée par le droit. Cela est totalement respectable et le tribunal aurait dû le savoir et mander si nécessaire un interprète.
Cela étant, s'en servir comme faux-nez pour faire avancer une revendication sur un découpage administratif, puis de réinstallation d'un pouvoir issu du traditionnel (l'ordre ancien), on voit bien le but : "Dieu et mon Roi".
Il vaudrait mieux dire les choses clairement : on veut l'indépendance pour concrétiser son complexe de supériorité sur "les français". Opposer une de ses régions à la France revient à nier les fondements républicains et milite clairement pour le retour à la domination du couple noblesse-clergé. C'est là-dessus que ça achoppe depuis 1789, pas sur les questions de culture, de langue, de gastronomie, etc.
Les Bretons sont respectés par et comme n'importe quel Français. Pas moins, mais pas plus.
Rédigé par : Al Cool | 22/03/2011 à 17:36
La revendication d'appartenance de la Loire-Atlantique à la Bretagne serait passéiste, réactionnaire ?
Depuis sa création, la région Pays-de-Loire dépense des sommes colossales pour la stimulation de son sentiment d'appartenance régional au détriment de la culture, de l'éducation et du social.
En 1999, le renforcement de ce "sentiment d'appartenance régional" était même devenu une priorité pour M. Filion, alors président de région. Depuis, M. Filion a dirigé un gouvernement qui a compté un ministère, très critiqué, de "l'identité française"...
Ce n'est pas tant pour la réunification de la Bretagne qu'on se bat, mais contre le pouvoir qui est donné à l'administration de définir ce que doit être l'identité des individus en réécrivant partiellement l'histoire.
Sur ce point, le manque d'esprit critique des citoyens, mais aussi des journalistes (voire leur zèle) est particulièrement inquiétant dans un pays qui se prétend encore démocratique.
Rédigé par : Albert | 23/03/2011 à 08:04
@Al Cool
Soit c'est de l'humour, et je vous félicite.
Soit vous considérez qu'être autonomiste ou juste militant breton contribue à être royaliste ultra-catholique.
Et là, j'ai de la peine pour vous. Avoir une grille de lecture du XXIeme siècle basée sur les guerres de Vendée...
non bon ok, je suis maintenant certain que vous plaisantiez :D
Rédigé par : thomas | 23/03/2011 à 14:04
A lire certains commentaires je comprends mieux pourquoi le FN atteint 20% des voix en France.
Connaissez-vous les déclarations de JM Le Pen et Marine Le Pen au sujet de la langue bretonne et de son utilisation dans la vie publique? Ils y sont totalement opposés. Le jacobinisme est bien une des expressions du nationalisme français.
"Un Etat, une nation, une histoire, une langue", ça me rappelle bigrement la devise du 3ème Reich: "Ein Reich, Ein Volk, Ein Führer".
Rédigé par : Christian | 24/03/2011 à 09:06
Bonjour,
Nous sommes là, à nouveau, dans le cadre du jacobinisme, qui n'est autre que du nationalisme impérialiste, haineux de toute culture différente de la pensée commune imposée dans le cadre de l'état jacobin.
Le jacobinisme n'est rien d'autre qu'une tare nationaliste, impérialiste, et xénophobe, de la part de gens qui s'imaginent, à tort, être plus et meilleurs 'français' que les autres.
L'attitude de ce juge doit s'examiner dans le cadre de la loi sur la discrimination.
On peut lui rappeler, à toutes fins utiles, que le saint patron des métiers de Justice, en France, donc le sien, n'est autre qu'Yves Héloury de Kermartin, breton bretonnant.
Par ailleurs, il y a en Bretagne bretonnante, de nombreux monuments aux Morts de 1914-1918 dont les dédicaces sont libellées en breton.
Quelqu'un aurait-il assez d'insolence pour en redire quelque chose ?
Rédigé par : Jean-Claude EVEN | 29/03/2011 à 09:19
a tous les fascistes qui refusent que l'on s'exprime dans une autre langue que la leur.
a tout ceux qui croient que le français est la seule langue a pouvoir porter les idées republicaines.ces nombrilistes qui nient la diversité et l'histoire de la bretagne.a tout ceux qui croient encore a la vision manichéenne qu'on leur a enseigner dans les livres approuvés par l'education jacobine.
et qui croient que le nationalisme est un repli sur soi et non une liberté de choix, un projet de société ambitieux pour aller plus loin vers la democratie locale et l'europe federale, surtout avec une france qui sombre dans le racisme et le clientelisme.
je leur dit que votre temps est compté comme celui de la france republique bananiere qui nie sa diversité culturelle et linguistique.cette fausse democratie qui ne voit pas plus loin que le peripherique
Rédigé par : kwrlii | 29/03/2011 à 10:32