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  • HISTOIRES ORDINAIRES - Animé par une équipe de huit journalistes et non-journalistes bénévoles, réunis autour de Michel Rouger, ancien grand reporter à Ouest-France, le site de reportages, www.histoiresordinaires.fr est à consommer sans modération. Basé à Rennes, il n’a d’autre but que de “parler du monde d’aujourd’hui à partir d' histoires humaines, individuelles ou collectives, significatives”. Un site dédié à “tous les anonymes, tous les invisibles, qui étonnent par leurs passions et leurs convictions”.

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  • EXPO - Retrouvez les peintures abstraites et colorées de Jacques Ayel (voir Liberennes du 14/01) à la Direction départementale du Crédit Mutuel de Bretagne, boulevard de la Tour d'Auvergne à Rennes. L'expo est visible jusqu'au 29 avril, du lundi au vendredi (8h30-18h) avec, chaque jour à 12h30 et 17h, la projection d'Essentiel, court métrage de 25 mn expliquant le processus de création de cet artiste souffrant de sclérose en plaques qui se sert des mains des autres pour créer.
  • SORTEZ COUVERT - Des étudiants de l‘institut de Gestion de Rennes réunis au sein de l’association IGR entr'aides organisent le 22 avril 2011 à la salle de la Cité à Rennes un concert dont les bénéfices seront entièrement reversés à l'association AIDES pour la lutte contre le SIDA. Avec au programme (à forte tendance électro-pop) des groupes tels Something à la Mode, Make the Girl Dance, Mustard Pimp ou encore Broes Before Hoes.

24/11/2010

Sans abris: Rennes interpelle l'Etat

SOCIETE - Avec l’approche des grands froids, la situation devenait de plus en plus urgente. Depuis plusieurs mois quatre-vingt sans abris, pour la plupart des demandeurs d’asile originaires de Mongolie et du Caucase, occupent un squat totalement insalubre à Rennes. Installations électriques de fortune, plaques de cuisine pour tout chauffage, sanitaires en nombre insuffisant, hommes, femmes et enfants, âgés pour certains de quelques mois seulement, s’entassent dans les pièces de cet ancien funérarium transformé en véritable camp de réfugiés. Mardi, la ville de Rennes et le Conseil général ont demandé à la préfecture de mettre fin à cette situation en relogeant, comme la loi l’y oblige, ces immigrés. Lire la suite...


La situation des demandeurs d’asile qui ont trouvé refuge dans l’ancien funérarium est inacceptable au regard de la dignité humaine et préoccupante du point de vue de la sécurité des personnes et de la santé publique”, a déclaré lors d’une conférence de presse Daniel Delaveau, le maire (PS) de Rennes. Et d’ajouter qu’il avait adressé au Préfet un rapport détaillant les conditions dans lesquelles vivent ces personnes “pour lui signifier qu’il est de la responsabilité de l’Etat d’accueillir dignement ces personnes et ces familles qui demandent l’asile en France”. “Le Préfet doit mettre fin à cette situation intolérable qui relève de sa compétence particulière”, a poursuivi le maire de Rennes, qui a également adressé un courrier au ministre de l’intérieur Brice Hortefeux pour l’alerter de cette situation et lui rappeler les obligations de l’Etat. Afin de reloger ces demandeurs d’asile, la ville de Rennes s’est dite prête à mettre à disposition des services de l’Etat des biens immobiliers lui appartenant mais elle lui a demandé aussi de recourir s’il le fallait à des réquisitions. Pas question en effet de se substituer à l’autorité compétente. Pour Daniel Delaveau, la pénurie de places d’accueil est due à la “politique nationale d’asile et d’immigration” mais aussi à “la régionalisation des plateformes d’accueil” qui, en Bretagne, concentre les demandes sur Rennes et l’Ille et Vilaine. Or, l'Etat, qui selon la loi est tenu d'offrir un hébergement aux demandeurs d'asile, ne propose que 369 places en Cada (Centres d’accueil des demandeurs d’asile) dans le département. La préfecture de Région n’a pas tardé à réagir en jugeant “positive” l’initiative du maire et en annonçant une réunion sur la question jeudi. De son côté Yannick Cottin, de l’association Droit au Logement, a regretté, compte tenu des risques d’incendie notamment, qu’il n’y ait pas “de solution concrète immédiate” pour les réfugiés du funérarium. Il a aussi rappelé qu’au delà de ce cas particulier, au moins 200 personnes étaient en demande d’accueil et livrées à elles-mêmes à Rennes.

Pierre-Henri ALLAIN

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