800€ d’amende pour avoir transformé les fesses d’une personne âgée en bloc-notes
JUSTICE - Deux aides-soignantes, poursuivies pour violences envers une personne vulnérable, ont été condamnées jeudi à 800 € d'amende par le tribunal correctionnel de Quimper. Il leur était reproché d’avoir échangé des messages écrits sur les fesses d'une personne âgée souffrant de la maladie d'Alzheimer au cours de leur service dans une maison de retraite du Finistère. Lire la suite...
En septembre 2009, l’une des deux aides-soignantes, prodiguant des soins à une septuagénaire, avait trouvé amusant de laisser le mot “coucou” sur le postérieur de cette pensionnaire de la maison Pierre Goenvic de Plonéour-Lanvern. Un mot, près d'un dessin en forme de coeur tracé au coton-tige trempé d'éosine, adressé à sa collègue, de service l’après-midi, rapporte Ouest-France. Cette dernière lui avait répondu en breton par le même biais. Le président du tribunal a estimé que ces faits constituaient “une profonde atteinte à la dignité de la personne dans un contexte de plaisanterie déplacée”. “Ces deux personnes n’ont pas perçu le caractère dégradant de leurs actes, considérant la victime plus comme un objet que comme une personne”, a t-il ajouté. Lors de l'audience, le 16 aout dernier, les deux femmes avaient piteusement tenté de se défendre en évoquant “une blague de mauvais goût”. Outre l’amende, conforme aux réquisitions du procureur, elles devront payer 1000€ de dommages et intérêts et 1000€ de frais de justice au tuteur de la victime, atteinte de la maladie d’Alzheimer et dépendante. Elles ont également été mises à pied pour quatre mois depuis le 1er juillet dernier.
PHA


wat
Rédigé par : bratisla | 02/09/2010 à 16:16
moi franchement je suis mort de rire .....
Rédigé par : Matlock | 02/09/2010 à 17:18
Mises à pied ? ça veut dire qu'elles vont revenir ???? j'espère que les gens vont retirer leurs parents dépendants de cette institution si ces deux ignobles perverses reviennent ! moi j'appelle ça de la perversité, un chat s'appelle un chat clairement
Rédigé par : nuitmagique | 02/09/2010 à 18:40
Voici les termes du courrier que j'adresse au Directeur de la Maison de Retraite Goenvic.
"Je viens de lire avec effroi et colère dans la presse, l'évènement qui s'est déroulé dans votre établissement.
4 mois de mise à pied!!!
Quelle clémence au regard d'une telle ignominie....
Soit, le plus sombre imbécile a droit au travail.
Mais les faits et les conclusions du Président du Tribunal démontrent que ces 2 personnes sont dotées d'une intelligence à la dimension d'un pois chiche et d'une humanité proche de celle d'un galet. Et encore!!!
Il semblerait juste pour le respect et la protection des résidents, qu'elles ne puissent plus avoir le moindre contact avec l'un d'eux, et que la seule tâche qui leur soit confiée soit l'entretien des locaux (par exemple...).
Je frémis à la pensée que ma mère ait pu subir le même sort que cette malheureuse victime."
Rédigé par : Sylviane | 02/09/2010 à 18:51
yy
Rédigé par : vain patrick | 02/09/2010 à 19:47
Choquant. Vraiment pas grand chose dans la caboche, ces deux-là.
Rédigé par : Valérie | 02/09/2010 à 22:46
La vache, c'est cher payé de la blague... 2800 € + 4 mois de salaire, c'est de la folie !
Moi, j'autorise expressément qu'on m'écrive "coucou" sur les fesses quand je serai perdu au fond de mon alzheimer. Ça ne fait de mal à personne, et je préfère des soignantes qui rient d'une blague à des qui font la gueule. Et puis comme ça je serai à peu près sûr qu'elles les voient, mes fesses, et qu'elles les lavent.
Et dans la paume de mes mains, vous écrirez mon nom, pour me le rappeler quand j'en aurai besoin, et celui de la personne qui s'occupera de moi, pour que je puisse la saluer dignement.
Rédigé par : Rémy | 02/09/2010 à 23:00
Je me souviens de ma grand-mère quand elle avait la maladie d'Alzheimer, et je me représente très bien la scène, d'une soignante qui vient la laver et qui lui dit oh, madame Bailly, ma collègue vous a écrit "coucou" sur les fesses ! Où ça ? aurait demandé ma grand-mère, à qui, sur la fin, il fallait toujours dire les choses deux ou trois fois. Sur les fesses ! Elle vous a marqué "coucou" sur les fesses. "Coucou" ? (d'un air désemparé - sur la fin, ma grand-mère avait toujours l'air désemparé) C'est pas méchant ? Et la soignante : oh non, c'est comme dire bonjour, c'est pour rire... Alors en entendant le mot "rire", ma grand-mère aurait souri, et ça ç'aurait été superchouette parce que sur la fin, elle avait oublié à quoi ça servait de sourire, elle ne le faisait plus que par réflexe en entendant un mot qui s'y rapportait, c'est-à-dire très rarement, mais ça lui éclairait quand même toute la figure et aussi le coeur, sans raison mais et alors ? et puis elle aurait dit une phrase qui ne veut rien dire, comme "ah si c'est pour rire, alors...", comme on dirait "on n'y peut rien", ou bien "pour rire...", comme si elle méditait ce mot, ou une autre phrase du genre, une phrase vide comme sa tête, qui montrait qu'elle avait déjà oublié de quoi on parlait, mais qui signifiait aussi qu'elle voulait surtout être gentille et aller en paix avec tout le monde.
L'histoire se serait racontée, mon grand-père aurait bougonné, mais toute la famille aurait souri, mon oncle serait allé voir la "coupable", dites-donc, c'est vous qui écrivez des choses sur les fesses de ma mère ? qu'il lui aurait demandé d'un air faussement sévère, et on en aurait causé, pour lui signaler qu'on laisserait passer une petite blague entre soignantes à l'occasion tant que c'était gentil ("coucou" et un dessin de coeur, c'est gentil) et surtout si ça faisait sourire ma grand-mère, ça lui faisait du bien de sourire, mais qu'il ne s'agissait pas d'abuser ni de la ridiculiser (ici un froncement de sourcil passager pour marquer le coup) - au total, ç'aurait surtout été un prétexte pour prendre contact avec les soignantes et savoir comment ça se passait, ç'aurait été un moment de communication.
Oui, finalement, c'est à ça que ça sert, d'écrire "coucou", même sur les fesses d'une vieille : à communiquer. Et en fait, c'est bien.
Rédigé par : Rémy | 02/09/2010 à 23:13
Je me souviens de ma grand-mère quand elle avait la maladie d'Alzheimer, et je me représente très bien la scène, d'une soignante qui vient la laver et qui lui dit oh, madame Bailly, ma collègue vous a écrit "coucou" sur les fesses ! Où ça ? aurait demandé ma grand-mère, à qui, sur la fin, il fallait toujours dire les choses deux ou trois fois. Sur les fesses ! Elle vous a marqué "coucou" sur les fesses. "Coucou" ? (d'un air désemparé - sur la fin, ma grand-mère avait toujours l'air désemparé) C'est pas méchant ? Et la soignante : oh non, c'est comme dire bonjour, c'est pour rire... Alors en entendant le mot "rire", ma grand-mère aurait souri, et ça ç'aurait été superchouette parce que sur la fin, elle avait oublié à quoi ça servait de sourire, elle ne le faisait plus que par réflexe en entendant un mot qui s'y rapportait, c'est-à-dire très rarement, mais ça lui éclairait quand même toute la figure et aussi le coeur, sans raison mais et alors ? et puis elle aurait dit une phrase qui ne veut rien dire, comme "ah si c'est pour rire, alors...", comme on dirait "on n'y peut rien", ou bien "pour rire...", comme si elle méditait ce mot, ou une autre phrase du genre, une phrase vide comme sa tête, qui montrait qu'elle avait déjà oublié de quoi on parlait, mais qui signifiait aussi qu'elle voulait surtout être gentille et aller en paix avec tout le monde.
L'histoire se serait racontée, mon grand-père aurait bougonné, mais toute la famille aurait souri, mon oncle serait allé voir la "coupable", dites-donc, c'est vous qui écrivez des choses sur les fesses de ma mère ? qu'il lui aurait demandé d'un air faussement sévère, et on en aurait causé, pour lui signaler qu'on laisserait passer une petite blague entre soignantes à l'occasion tant que c'était gentil ("coucou" et un dessin de coeur, c'est gentil) et surtout si ça faisait sourire ma grand-mère, ça lui faisait du bien de sourire, mais qu'il ne s'agissait pas d'abuser ni de la ridiculiser (ici un froncement de sourcil passager pour marquer le coup) - au total, ç'aurait surtout été un prétexte pour prendre contact avec les soignantes et savoir comment ça se passait, ç'aurait été un moment de communication.
Oui, finalement, c'est à ça que ça sert, d'écrire "coucou", même sur les fesses d'une vieille : à communiquer. Et en fait, c'est bien.
Rédigé par : Rémy | 02/09/2010 à 23:13
Moi je trouve l'histoire très drôle en tout cas .
Rédigé par : sebastien64 | 03/09/2010 à 00:39
S'occuper de personnes diminuées est un vrai sacerdoce d'amour. Il et normal que ces femmes aient été punies. Ma mère est morte de la maladie d'alzheimer je sais de quoi je parle.
Les gens perdent leur humanité de plus en plus, c'est effrayant.
Rédigé par : josé | 03/09/2010 à 01:05
Pas très fut-fut les aide-soignantes, mais ça on le savait.
Rédigé par : Montaigne | 03/09/2010 à 01:51
Quatre mois de suspension (avec ou sans traitement ?), c'est tout ??? Ces deux s*** auraient dû être virées illico et sans espoir de réembauche. C'est honteux, un acte comme ça !
Rédigé par : Ace of Spades | 03/09/2010 à 07:52
J'ai écrit mon commentaire sur les fesses de ma femme, mais je ne sais pas comment vous envoyer la photo...
Rédigé par : marabbeh | 03/09/2010 à 08:08
c'est pas 4 mois de mise à pied qu'il leur faut, c'est la porte .............!
Rédigé par : marie tholimet | 03/09/2010 à 08:10
Si ce n'étaient pas des aides soignantes mais des trésorières de l'UMP, on leur aurait remis la légion d'honneur, en expliquant que "tous les députés font des blagues de mauvais goût".
Rédigé par : Lorgnette | 03/09/2010 à 08:37
Si un membre de leur famille avait subi ce genre de blague,auraient-elle qualifié cet acte de blague de mauvais goût? Idiotes sans cervelle, qui manquent de respect à de pauvres vieux sans défense. Décidément, il faudrait aller plus souvent voir ce qui se passe dans ces établissements. Quelques petites enquêtes seraient bien utiles.
Rédigé par : michèle | 03/09/2010 à 09:56
1) Comment peut-on être tant nul ?
2) Trouver du plaisir sur le dos des personnes faibles,
Trouver du plaisir par le malheur, par la souffrance ...
Il me semble que cela porte un nom ?
Cet acte n'a rien d'anodin,
3) Souhaitons que ce jugement leur rappelle longtemps ce que veulent dire : Dignité et Respect !
4) Heureusement je ne suis pas Juge.
Rédigé par : florys | 03/09/2010 à 10:03
bien d'accord avec Rémy... en fait il faudrait demander à la malade elle-même si il lui arrive de se retrouver un peu lucide qq mn par jour... ma grand-mère est morte d'Alzheimer, je me vois incapable de répondre à sa place, par contre, moi perso, je ne trouve pas ça méchant, plutot marrant et comme qui dirait, au moins ça prouve qu'elle s'en occupe et ne font pas semblant... on m'aurait écrit voter ump ou une croix gamée, là, rien à voir, support de com, il manque un ou deux zéro facile pour l'amende... et viré d'office... tout est dans le message finalement... n'empêche, ça fait écrire des commentaires, libé Rennes a de beaux jours devant lui :+)
Rédigé par : bien vu Rémy | 03/09/2010 à 10:16
Doucement, je trouve beaucoup de commentaires très agressifs, on se croirait au moyen âge : le peuple réclamant du sang sur le bûcher et insultant les accusés (manquant de respect à une personne accusée justement pour ça!).
La sanction me semble largement excessive. 2000 euros et quatre mois de salaire c'est énorme pour qui gagne a peine plus du smic (si elles sont à temps complet).
Elles ont commis un acte déplacé, comme il nous arrive a tous d'en commettre parfois. C'est une connerie, un manque de respect, un abus de faiblesse mineur mais qui n'a pas fait tant de mal que ça quand même. Le président aussi fait des conneries, et manque de respect a des gens (voire des communautés) en abusant de son pouvoir et n'est pas du tout sanctionné.
Bref, elles ont fait une connerie... Mais un courrier d'avertissement aurait selon moi été largement suffisant.
Rédigé par : Yacine | 03/09/2010 à 11:00
belle histoire douce amère, Rémy.
Rédigé par : moa | 03/09/2010 à 14:22
C'est ridicule. Elles ne l'ont pas frappé la mémé, et ce qu'elles ont écrit n'avait rien d'insultant. Les aide-soignantes n'auraient pas dû le faire certes, mais elles servent d'exemple. Par contre les maisons de retraite privés où le personnel est sous-payé, où les vieux sont maltraités, mal nourris afin que les directeurs puissent se payer des 4X4 et des baraques en Sologne, celles-là ne sont quasiment jamais inquiétées, car on manque cruellement de lits pour accueillir tous les malades d'Alzheimer et les gens qui ne peuvent plus rester chez eux. Le marché de "l'or gris", là est le vrai scandale. J'attends une enquête de fond de Libé Rennes sur le sujet.
Rédigé par : guillaume | 03/09/2010 à 19:46
Fesses book.
Et en plus elles ont le culot de faire appel !
Rédigé par : huitre plate | 04/09/2010 à 10:13
Les aides soignantes avaient sûrement entendu la blague du professeur Rolin: " Un tatouage drôle, ça ne coûte pas grand chose, mais ça peut changer complètement l'ambiance d'une autopsie..."
Rédigé par : felix d | 07/09/2010 à 10:43
Devant le tribunal il manquait une personne, l'employeur-responsable de ces aides-soignantes.
Rédigé par : Marie-Françoise | 08/09/2010 à 10:32
franchement, autant d'indignation semble exessif et un peu déplacé. Ces 2 femmes ont plutôt de l'humour, et au moins, comme le dit un internaute, ça prouve que la toilette était faite. Le vrai scandale est en effet plutôt le manque cruel de moyens et de personnel tandis que les taulliers se font plein de fric...
Rédigé par : laurence ansel mahaut | 08/09/2010 à 18:30
Mes deux grands mères et ma mère sont atteintes par cette maladie, c'est vous dire si je connais les hopitaux et les aides soignantes...
J'avoue être mitigé dans mes sentiments, la lecture de cet article m'ayant provoqué un rictus au coin de la lèvre, bien que la pensée de laisser faire me fasse peur des dérives possibles de ce genre de gestes!
Avant de porter un jugement sur ces deux personnes, je les rencontrerai!
Dans l'immédiat, je pense qu'elles sont bien (trop)assez punies, financièrement, professionnellement et psychologiquement...
Rédigé par : seb | 09/09/2010 à 12:10