Deux lycéens brestois obtiennent plus de 20 de moyenne au bac littéraire
EDUCATION - Deux lycéens brestois âgés de 17 ans ont obtenu 20,57 et 20,08 de moyenne au baccalauréat, série L, grâce à l'option latin où les points au-dessus de la moyenne sont multipliés par trois. "Je suis très content, mes parents aussi évidemment", a déclaré Vincent Perrot, qui a décroché un 19 en philo son camarade n'ayant eu "que" 18. Le lycéen a expliqué que les points au-dessus de la moyenne de l'option latin, où il a obtenu également un 19, lui ont permis d'atteindre 20,57 de moyenne au baccalauréat, confirmant une information du Télégramme. En revanche, son 20 en grec n'a pas bénéficié du même coefficient multiplicateur. Vincent se donne encore quelques heures avant de choisir entre hypokhâgne à Brest ou Sciences-Po à Paris. Les deux élèves du lycée Sainte-Anne de Brest, qui bénéficient chacun d'un milieu familial favorable, ont aussi comme point commun d'avoir tous les deux un frère aîné élève à l'Ecole normale supérieure de la rue d'Ulm à Paris.
(avec AFP)


Je crois qu'il y a quand même un énorme soucis dans un examen national quand deux élèves d'une même ville (et donc sans doutes beaucoup plus au niveau national) ont plus en moyenne que la note maximale individuelle de chaque épreuve.
Rédigé par : foux | 07/07/2010 à 15:09
Au dessus de 20/20 de moyenne c'est quoi comme mention ?
Rédigé par : xpi | 07/07/2010 à 15:43
Pour les lecteurs qui l'ignorent, Sainte Anne est un lycée privé de Brest (comme tous les Saint machin chose) et je cite le Télégramme qui lui-même cite les deux bacheliers:"On a été très bien préparés. c'est quand même plus facile dans des classes de vingt." Des classes de vingt qu'on ne trouve pas dans l'enseignement public. Encore une pierre dans le jardin de Monsieur Chatel.
Rédigé par : truffley | 07/07/2010 à 15:43
Il n'y a qu'un seul commentaire possible : Compost...
Rédigé par : tournevis | 07/07/2010 à 16:06
Comme quoi, à Brest, nous ne sommes pas tous cons.
Aaaaaaaaaah !... Je suis fier d'être brestois !
Vive Brest !
Vive la Bretagne !
(Un ancien Brestois émigré à Pau, qui a le mal du Pays)
Kenavo !
Rédigé par : Blaize Pascal | 07/07/2010 à 16:13
Pas étonnant pour des brestois ;)
Vive Brest!
Vive la Bretagne!!
et félicitations à ces deux jeunes hommes !!!!!
Rédigé par : Barbara | 07/07/2010 à 16:32
Je suis perplexe.
Dans le cas du bac, cela n'a aucun sens de travailler avec une autre moyenne que la moyenne pondérée (une note obtenue dans une branche comptée avec un coefficient multiplicateur de N doit évidemment être divisée par N dans le calcul de la moyenne générale). Cela revient simplement à ramener toutes les évaluations des matières à l'échelle de 0 à 20 quelque soit leur coefficient multiplicateur (échelle relative). Si on ne le fait pas, cela signifie qu'on peut avoir, par exemple 20 dans un branche (coefficient multiplicateur = 1) et 60 dans une autre (coefficient multiplicateur=3) et donc une "moyenne" de 40 =[20+60]/2 ) qui ne représente rien de réel du moins si l'on tient à comparer les bacs entre eux. Dans une moyenne pondérée, le 60 correspondrait simplement à 3 matières où le score obtenu serait de 20, ce qui évidemment ramène la moyenne à 20 ([20+60]/4).
Il me semble que cela soit plutôt un bête problème de traitement des données où la moyenne est calculée comme la somme arithmétique de tous les scores, incluant le coefficient multiplicateur, divisé par le nombre de branche. Il n'est alors plus question de comparer une personne qui aurait obtenu 35 dans ce système avec une personne qui aurait obtenu 14, les échelles dépendant alors totalement du nombre de matières et des coefficients multiplicateurs. Dire que ces deux personnes ont une moyenne supérieure à 20 ne nous dit rien sur la moyenne des notes obtenues puisque l'on ne connait pas la répartition des coefficient multiplicateur.
Selon moi, l'éducation nationale pourrait investir 30 minutes du temps de travail d'un programmeur pour corriger cette aberration.
Rédigé par : Vilbrekin | 07/07/2010 à 16:45
Il faudrait surtout dire a l'education nationale qu'etant donne qu'aucune note ne peut depasser 20, obtenir une "moyenne" superieure a 20 n'a aucun sens.
Comment prendre les notes du bac au serieux apres cela?
Rédigé par : 1+1=3 | 07/07/2010 à 17:22
Comment ? Des Brestois qui ne veulent pas entrer dans la marine nationale ? Ils ne comptent pas trouver du travail à Brest après leurs études, j'espère ! A moins que l'équipe de foot va se mettre à recruter des khâgneux pour se maintenir en ligue 1.. Au fait, il faudrait être plus précis concernant le "milieu familial favorable". Par exemple en s'appuyant sur Bourdieu et passeron (Les héritiers). Nous pourrions dire : richesse (culturelle, financière, etc) cours particuliers.. et plus simplement : écoles pour les riches, écoles publiques pour le bon peuple. Le quartz (la CULTURE) pour amuser les femmes d'officiers, et la culture du bistrot pour les "fiers d'être Brestois", les milliards pour les missiles à l'île longue, et un aquarium pour dynamiser l'économie. Ah oui, c'est vrai, il faut positiver. Deux gamins qui réussissent améliorent l'image d'une ville. Des milliers de mômes qui n'ont comme perspective de travail que celui de servir ceux qui sont bien nés, cela vous met du baume au cœur. Le futur électorat de la gauche est déjà tout prêt. Un plat préparé, fait à l'usine.
Rédigé par : M51 | 07/07/2010 à 17:28
Encore un pavé dans la face de la République ! Où sont nos hussards noirs qui faisaient la fierté de nos ministres de l'éducation et renvoyaient les écoles privées à l'enseignement de la religion !
Rédigé par : Romu | 07/07/2010 à 20:14
Héhé @Vilbrekin et 1+1=3, la "moyenne" du bac n'est en fait pas une moyenne...
Pour être admis au bac, il ne faut pas avoir "la moyenne", il faut avoir un certain nombre de points total, ce total étant choisi comme ce qu'on obtient en ayant 10/20 à chaque épreuve obligatoire. Par exemple, si dans la série en question, il y avait une épreuve coefficient 4 et une coefficient 2, le total requis pour avoir le bac serait de 60, et le total maximal possible sans les options serait de 120.
Les options sont traitées à part, les points au-dessus de 10 étant ajoutés au total du candidat, éventuellement multipliés par un coefficient (ici 3 pour le latin). Dans notre exemple, avec une matière optionnelle sans coefficient multiplicateur, le total de points à obtenir pour être admis reste 60, mais le total de points possible est de 130. Eh oui : il faut que 80% soient reçus :-)
On calcule des pseudo-"moyennes" dans la presse pour que ce soit plus simple à comprendre, parce que sinon, chaque série ayant des coefficients différents et des options possibles différentes, ce serait un casse-tête pour les lecteurs des journaux. Mais ces fausses "moyennes" ne sont pas utilisées pour admettre ou refuser les candidats au bac.
Rédigé par : Rémy | 07/07/2010 à 23:45
La dernière phrase de l'article n'était peut-être pas nécessaire : ce sont bien ces deux lycéens qui ont fait preuve de leur talent, et pas leur famille, leur lycée ou l'ENS.
Rédigé par : Aline Maginot | 08/07/2010 à 10:55
@M51
Une dent contre Brest? Car des clichés comme les tiens, on peut les appliquer partout: Rennes ou les seuls horizons sont PSA, la grande distrib' ou le fonctionnariat, s'ils n'arrivent pas à s'incruster longue durée à la fac... Ils pourront toujours aller au TNB voir les spectacles parisiens labélisés "non prise de risques"...
Bien sur cela est faux et réducteur. Comme ton commentaire haineux envers Brest et les brestois.
Rédigé par : Kubb | 08/07/2010 à 12:38
Tiens, oui, je n'avais pas lu le commentaire haineux de M51. Le pauvre garçon : non seulement il a une dent contre Brest, mais en plus il "s'appuie" sur Bourdieu et Passeron. Ça lui passera avec l'âge, peut-être, et avec des leectures moins porteuses de ressentiment.
Rédigé par : Aline Maginot | 08/07/2010 à 21:08
Merci Rémy pour ton explication éclairante.
Effectivement, il faut 80% d'admis, c'était une ...promesse électorale de J. Lang si je me souviens bien.
Je m'étonne seulement que ce genre d'incidents n'arrive alors pas plus souvent....
Effectivement ces manipulations de chiffres (chômage, bac,...) pour donner une image plaisante d'une réalité qui l'est moins ne contribuent pas à dépenser de l'énergie et de l'argent à simplement améliorer les choses. En matière d'éducation, l'étude Pisa a démontré très simplement que le système français n'était plus adapté à la réalité d'aujourd'hui et qu'il faut le remanier en profondeur. Cela implique aussi de toucher aux sacro-saintes grandes écoles, qui, sous prétexte d'excellence d'une nation, perpétuent un système de classe élitiste et, vu d'ailleurs (je vis en Suisse) semble totalement antidémocratique. Le jour où un gouvernement français aura le courage de battre en brèche ces vestiges de l'Empire, et prendre exemple sur d'autres démocraties européennes (Finlande, Allemagne, Suisse) peut-être se dotera-t-elle enfin d'outils efficaces pour lutter contre un taux de chômage inacceptable pour un pays riche. C'est mon avis et je le partage .-)
Rédigé par : Vilbrekin | 09/07/2010 à 12:58
L'école républicaine ? Elle n'existe plus. Les élites intellectuelles viennent évidemment de milieux très favorisés, nous avons ici un cas d'école terriblement caricatural de la reproduction des élites de Bourdieu (un grand frère à Ulm... les guignols de l'info sont moins caricaturaux que ça !!). Grâce à une école détruite par l'idéologie gauchiste et par Bourdieu lui-même, d'ailleurs.
Mais au fait, qui en veut encore, de notre école républicaine, qui assure pourtant encore toujours les classes prépa où vont aller ces chers fils à papa bourgeois petits frères de normaliens - retournant ainsi dans le public, mais pour y profiter de ce que le public a encore de meilleur ?
Classes prépa où se maintient encore pour quelques temps les principes de rigueur intellectuelle qu'on a désormais interdits à l'école secondaire ?
Qui veut encore d'une école républicaine ?
- Hussard Noir
http://sites.google.com/site/ecolerepublicaine/home
Rédigé par : Hussard Noir | 13/07/2010 à 15:31