En Bretagne, Dominique de Villepin défend la campagne
POLITIQUE - Pour sa première sortie publique depuis le verdict du procès Clearstream, Dominique de Villepin a défendu lundi dans le Finistère la campagne et les paysans français et bretons, mais s'est défendu d'être en campagne électorale. Lire la suite...
Candidat potentiel pour la présidentielle de 2012, l'ancien Premier ministre a néammoins dressé dans la soirée, devant une assemblée réunie dans la salle communale de Plouider,
dans le Finistère, les grandes lignes d'une politique axée sur l'emploi
et la défense de l'agriculture. Egratignant au passage Nicolas Sarkozy à mots
couverts.
"Les réformes se sont multipliées sans pour autant que leur compréhension se fasse suffisamment lisible", a-t-il dit.
"Il va falloir fixer clairement les priorités", a-t-il ajouté, évoquant l'emploi, la compétitivité et l'économie de la connaissance.
Devant des dizaines d'élus et sympathisants, Dominique de Villepin a voulu se placer au dessus des "clivages" et des "partis".
"L'exigence essentielle, c'est qu'on soit capable de nous retrouver pour défendre l'intérêt de nos territoires, l'intérêt général", a-t-il déclaré.
"Laissons de côté les petites querelles qui mobilisent trop souvent l'agenda politique, les susceptibilités, les amours-propres. La France a besoin de nous et nous sommes là pour la servir", a-t-il ajouté.
Invité du député UMP du Finistère, Jacques Le Guen, Dominique de Villepin s'était auparavant immergé tout au long de la journée dans les problèmes de la ruralité et du monde agricole.
Lundi matin, rejoint par François Goulard, autre député UMP villepiniste breton, il a visité successivement une entreprise de fruits et légumes, un centre de formation professionnelle, des élevage de porcs et de vaches laitières et a distribué autographes, poignées de main et bises aux enfants sur le marché de Lesneven (Finistère).
A Plouider, rendant hommage à l'ex-président Jacques Chirac, il a plaidé pour l'agriculture et les territoires ruraux et s'est inquiété de la baisse de la part de l'agriculture dans les budgets européens.
"L'agriculture française, l'agriculture bretonne, c'est l'affaire de tous, c'est un enjeu majeur", a-t-il dit, saluant une "excellence agricole qui répond à un impératif de sécurité alimentaire" et représente "une puissance, un pouvoir vert".
"Il n'est pas question que la France l'abandonne à d'autres pays, comme les Etats-Unis ou d'autres pays qui émergent. Que serait la France si l'esprit de nos campagnes, de nos territoires ruraux venaient à s'effacer ? (...) La diversité des productions et des territoires constitue une force qu'il faut défendre", a-t-il martelé.
Après un dernier bain de foule, il a mis fin à ce marathon en quittant le "pot de l'amitié" donné à la salle communale de Plouider en son honneur et la campagne finistérienne pour rejoindre Paris.
PHA


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