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  • HISTOIRES ORDINAIRES - Animé par une équipe de huit journalistes et non-journalistes bénévoles, réunis autour de Michel Rouger, ancien grand reporter à Ouest-France, le site de reportages, www.histoiresordinaires.fr est à consommer sans modération. Basé à Rennes, il n’a d’autre but que de “parler du monde d’aujourd’hui à partir d' histoires humaines, individuelles ou collectives, significatives”. Un site dédié à “tous les anonymes, tous les invisibles, qui étonnent par leurs passions et leurs convictions”.

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  • EXPO - Retrouvez les peintures abstraites et colorées de Jacques Ayel (voir Liberennes du 14/01) à la Direction départementale du Crédit Mutuel de Bretagne, boulevard de la Tour d'Auvergne à Rennes. L'expo est visible jusqu'au 29 avril, du lundi au vendredi (8h30-18h) avec, chaque jour à 12h30 et 17h, la projection d'Essentiel, court métrage de 25 mn expliquant le processus de création de cet artiste souffrant de sclérose en plaques qui se sert des mains des autres pour créer.
  • SORTEZ COUVERT - Des étudiants de l‘institut de Gestion de Rennes réunis au sein de l’association IGR entr'aides organisent le 22 avril 2011 à la salle de la Cité à Rennes un concert dont les bénéfices seront entièrement reversés à l'association AIDES pour la lutte contre le SIDA. Avec au programme (à forte tendance électro-pop) des groupes tels Something à la Mode, Make the Girl Dance, Mustard Pimp ou encore Broes Before Hoes.

27/02/2010

Régionales: concours de verdure en Bretagne

REGIONALES - En Bretagne, où l’on ne parle plus que de qualité de l’eau, de nouvelles énergies marines ou d’éco-construction, les questions environnementales risquent de valoir leur pesant d’algues vertes dans les urnes. Et, parmi les principaux candidats, c’est un peu à qui serait le plus écolo. “Bernadette Malgorn (candidate de la majorité présidentielle NDLR), a laissé tomber le bleu pour imprimer tous ses documents en vert”, se marre Guy Hascoët, chef de file d’Europe Ecologie. Le score de la liste emmenée par l’ex-secrétaire d’Etat de Jospin est une des principales inconnues du prochain scrutin. Après avoir été aux côtés du PS lors du dernier mandat, les Verts, alliés à l’UDB (Union Démocratique Bretonne), ont en effet voulu mesurer leurs forces. Pas vraiment du goût du président sortant, le socialiste Jean-Yves Le Drian, rejoint de son côté par Bretagne Ecologie, une toute jeune formation. Lire la suite...

Après son succès obtenu aux Européennes (17,9%, juste devant le PS et derrière l’UMP), Europe Ecologie espère bien peser entre les deux tours dans l’optique d’une alliance. Pour le reste, on n’attend guère de surprises. Après sa victoire historique en 2004 où la gauche remportait pour la première fois, avec 59% des voix, les élections régionales face à l’UMP Josselin de Rohan, on voit mal ce qui pourrait empêcher Jean-Yves Le Drian de se succéder à lui-même.

Dans une région où Ségolène Royal est arrivé en tête en 2007 et ou trois des quatre départements sont à gauche, la partie apparait plutôt aisée pour l’ancien député-maire de Lorient. Craignant une certaine démobilisation, l’intéressé n’en met pas moins les bouchées doubles et, dit-il, “mène cette bataille comme si j’étais challenger”. L’impression d’un boulevard laissé à l’équipe sortante a par ailleurs été renforcée par les péripéties qui ont émaillé la constitution des listes de Bernadette Malgorn. Dès le départ, le leadership de l’ancienne préfète de région était contesté par le député UMP Villepiniste du Finistère Jacques Le Guen, investi par les militants. Jusqu’à ce que l’Elysée y mette bon ordre.

Sauf que les bisbilles ont perduré, notamment dans le Finistère et le Morbihan. Dans ce dernier département, la candidature en troisième position de François Guéant, 34 ans, fils de Claude, secrétaire général de l’Elysée, a encore alourdi l’atmosphère, après un parachutage déjà tumultueux à Ploërmel en 2007, au moment des législatives. Faisant valoir son expérience de haut-fonctionnaire confronté aux grands dossiers de la région, “Bernadette” entend bien cependant marquer des points en se démarquant de “l’immobilisme” qui a prévalu selon elle lors du mandat précédent.

Le Conseil régional n’est pas un bureau d’études, lance t-elle. Il y a eu beaucoup de colloques, de rapports, d’engagements, mais peu de décisions. Nous voulons être plus réactifs, plus souples, plus transparents pour être plus efficaces. La Bretagne a des atouts qui n’ont pas été suffisamment valorisés par l’équipe sortante”.

La critique laisse de marbre Jean-Yves Le Drian qui avance à son actif la mise sur rails de la “Bretagne à Grande Vitesse” (avec l’achèvement programmé de la ligne à grande vitesse Le Mans-Rennes), le développement des trains régionaux ou encore la rénovation des lycées. Curieusement, on retrouve chez les deux candidats quelques priorités communes, comme la nécessité d’une couverture régionale en liaison internet à très haut débit. Ou une politique volontariste en faveur des jeunes.

Le candidat socialiste s’est ainsi engagé à ce qu’à la fin du prochain mandat, “chaque jeune ait un toit, une qualification” et un “projet-passion” pour lequel sera lancé un “fonds créatif breton”. Bernadette Malgorn, qui présente son équipe comme “des militants de l’apprentissage et de l’alternance” entre formation et activité professionnelle, reste dans une logique plus entrepreneuriale, annonçant le jumelage des lycées avec des entreprises de leur secteur ou la mise en place d’un “service civique breton”. Avec des aides pour tous les jeunes qui s’engageraient en faveur d’une association dans les secteurs de la solidarité ou de l’environnement...

A noter enfin, parmi les onze listes en présence, l’apparition d’un nouveau mouvement, “Nous te ferons Bretagne”, emmené par le maire de Carhaix (Finistère) Christian Troadec, qui bataille ferme pour “l’émancipation de la Bretagne” et espère jouer les trublions.

Pierre-Henri ALLAIN (article paru dans Liberation du 26/02)

Commentaires

Mais avec quoi aller vous PAYER vos projets politiques ? Allez-y soyez francs .. quel argent ?

« Il nous fallait prendre la tête des jacqueries qui s’annonçaient dans les campagnes affolées par l’avancée du désert, épuisées par la faim et la soif, et délaissées.
Il nous fallait donner un sens aux révoltes gron­dantes des masses urbaines désoeuvrées, frustrées et fatiguées de voir circuler les limousines des élites aliénées qui se succédaient à la tête de l’État et qui ne leur offraient rien d’autre que les fausses solutions pen­sées et conçues par les cerveaux des autres.
Il nous fallait donner une âme idéologique aux justes luttes de nos masses populaires mobilisées contre l’impérialisme monstrueux.
A la révolte passagère, simple feu de paille, devait se substituer pour toujours la révolution, lutte éternelle contre toute domination. »

Le Président du Burkina Fasso, Thomas Sankara, à l’A.G. de l’ONU, oct. 1984.

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