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  • EXPO - Retrouvez les peintures abstraites et colorées de Jacques Ayel (voir Liberennes du 14/01) à la Direction départementale du Crédit Mutuel de Bretagne, boulevard de la Tour d'Auvergne à Rennes. L'expo est visible jusqu'au 29 avril, du lundi au vendredi (8h30-18h) avec, chaque jour à 12h30 et 17h, la projection d'Essentiel, court métrage de 25 mn expliquant le processus de création de cet artiste souffrant de sclérose en plaques qui se sert des mains des autres pour créer.
  • SORTEZ COUVERT - Des étudiants de l‘institut de Gestion de Rennes réunis au sein de l’association IGR entr'aides organisent le 22 avril 2011 à la salle de la Cité à Rennes un concert dont les bénéfices seront entièrement reversés à l'association AIDES pour la lutte contre le SIDA. Avec au programme (à forte tendance électro-pop) des groupes tels Something à la Mode, Make the Girl Dance, Mustard Pimp ou encore Broes Before Hoes.

08/02/2010

La mortelle rencontre de Mathilde au teknival de Carnoët en appel

PROCES - Cheveux noirs coupés ras et regard charbonneux, Alain Kernoa se montre très calme devant la cour d’assises d’appel de Rennes. Attentif, il s’exprime posément, même si ses propos se font parfois confus, citant au détour d’une phrase des noms de jeux vidéos, sa vraie passion: Killer Instinct, Mortal Kombat, Metal Gear... Lorsqu’il s’agit d’évoquer le meurtre bien réel de Mathilde Croguennec, sauvagement tuée de plusieurs coups de couteaux lors du teknival de Clohars-Carnoët (Finistère), dans la nuit du 25 au 26 juin 2005, homicide suivi d’une tentative de viol, il élude, s’embrouille, évoque une menace mystérieuse. “A la base, je n’ai pas de souvenirs, lâche t-il sous le roulement insistant des questions du président Joël Christien. Je perds le contrôle de moi-même. Je ne sais pas ce que je fais. Ce n’est pas Mathilde que j’attaque. Il y a quelque chose qui m’a fait peur mais Mathilde n’est pas une menace”. Lire la suite...


C’est pourtant bien cette jeune fille de 18 ans que cet ancien marin d’Etat, condamné à perpétuité en 2008 par le tribunal de Saint-Brieuc, accompagne dans un bois près du site du tecknival pour, selon lui, faire l’amour. C’est bien Mathilde qui reçoit deux coups de couteau avant de s’enfuir, d’être rattrapée et à nouveau frappée violemment à plusieurs reprises, avant de subir des attouchements sexuels. Yves Boivin, l’avocat général veut tenter de comprendre la raison de cette fureur criminelle. Il cite les paroles prononcées par l’accusé au juge d’instruction: “j’avais une haine comme un nazi”,c’était une vraie charge olympique”, avant d’insister: “Elle vous a repoussé?”. “Non”, répond une nouvelle fois le jeune homme, qui ajoute quelques minutes plus tard: “Je ne réfléchis pas, je suis en incapacité de réfléchir”. Son avocat, Eric Dupont-Moretti, s’interroge à son tour: “on a du mal à vous suivre: il y a des choses que vous dites et d’autres que vous ne dites pas”... “Il y a des choses, c’est comme un bouclier psychologique. Le casser ça reviendrait à un suicide mental”, répond tranquillement l’accusé.
Au cours de ce premier jour du procès en appel, prévu jusqu’à vendredi, il est aussi question des nombreuses drogues qui circulent sur le site du teknival avec “un dealer tous les dix mètres”, explique Alain Kernoa. Et, s’il ne se souvient pas en avoir délibérément consommé, il est persuadé d’en avoir absorbé en goutant aux nombreuses bouteilles d’alcools qui circulaient parmi les groupes de festivaliers. Le parcours de cet accroc aux jeux vidéos, “ultimate hardcore gamer” comme il dit, a également été tracé à grands traits, d’une scolarité sans histoire particulière à Marseille, à l’embarquement en 2004, comme jeune militaire engagé, sur le navire école de la marine basé à Brest, la Jeanne d’Arc.
Mon éducation, je l’ai principalement faite sur des jeux, précise t-il. A partir de cinq ans, à la fin de la maternelle. Les jeux vidéos, c’est la base de ma vie”.
Jeune homme, il multiplie également les rencontres d’un soir en nouant des contacts sur internet, dit-il, même s’il est incapable de se remémorer une seule de ces aventures. Sur la Jeanne d’Arc, on le surnomme “le pédophile” pour son goût des jeunes filles à peine majeures. Il est alors aussi très intéressé par ce que l’on appelle “la drogue du violeur” ou GHB, sur laquelle il fait des recherches sur le web. Il ne fume pas. Ne boit pas. Sauf durant la semaine de permission précédant le teknival où, désoeuvré, il traîne dans les bars après s’être promené dans son auto (qui lui sert aussi de domicile) jusqu’au Mont-Saint Michel. C’est là, trois jours avant le meurtre, qu’il achètera en guise de souvenirs des “étoiles de Ninja”, des armes que l’on trouve représentées dans les mangas et deux couteaux, dont l’un sera fatal à Mathilde Croguennec. Après le drame, un homme, qui n’est autre qu’Alain Kernoa, apparait sur une photo en compagnie de la victime. Il sera activement recherché. Et finalement reconnu sur un avis de gendarmerie un an plus tard, alors qu’il a quitté l’armée, par un ancien compagnon de marine, avant d’être confondu par l’empreinte génétique retrouvée sur les lieux du crime. De nombreux témoins et des experts psychiatres et psychologues se succéderont à la barre tout au long de la semaine avant le réquisitoire et la plaidoirie de la défense, prévus vendredi.
Pierre-Henri ALLAIN

Commentaires

je crois que c'est clair, c'est la faute des jeux vidéos et des mangas

vite, une loi! un filtre!

Oui, comme d'habitude, c'est la faute à la société, aux jeux video et aux films violents, JAMAIS celle des mecs, de leur rage masculine, de leurs frustrations, ni de leur haine des femmes !
A entendre les comptes-rendus dans les télés, s'acharner à ce point sur une femme (23 coups de couteaux !)inconnue et consentante, c'est de la haine pure. Il ne peut pas y avoir d'autre explication.

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