Une plate-forme de recherches sur les énergies marines à Brest
ENERGIE - Le Premier ministre François Fillon, venu mercredi à Brest rendre hommage au navire-école Jeanne-D’Arc, parti pour sa dernière campagne, a annoncé lors de la clôture du colloque sur l’économie de la mer au Quartz, l’implantation d’une plate-forme de recherches sur les énergies marines au centre d’études océanographiques Ifremer de Brest.
“Le président de la République a souhaité que soit mise en place avant la fin de l’année une grande plate-forme technologique sur les énergies marines avec pour chef de file l’Ifremer, associant tous les acteurs du secteur public et du secteur privé, a déclaré le Premier ministre. Cette plate-forme sera implantée ici, au centre Ifremer de Brest, notamment parce que la Région Bretagne s’est fortement positionnée sur le développement de ce type d’énergie”. François Fillon a souligné qu’avec cette localisation, la future plate-forme allait bénéficier de la présence à Brest et en Bretagne du pôle de compétitivité mer et de “la moitié du potentiel français de recherche en sciences et technologies marines”. Eoliennes offshore flottante, hydroliennes, énergie thermique des mers sont autant de technologies que la plate-forme sera appelée à développer. “L’océan est un formidable réservoir d’énergie qui nous invite à relever un défi technique et économique: développer une filière énergétique compétitive capable d’utiliser les différentes formes d’énergies marines renouvelables”, a déclaré le Premier ministre qui se montre toutefois prudent. “Bien que prometteuses, les énergies marines ne contribueront que très partiellement à notre objectif d’énergies renouvelables à l’horizon 2020, a t-il nuancé. En attendant, nous devons développer activement l’éolien offshore qui est, lui, une technologie déjà mature. D’ici 2020, c’est 6000 mégawatts qu’il nous faudrait avoir installé en mer”. Lors de sa visite à Brest, le Premier ministre a également salué “l’histoire prestigieuse” du porte-hélicoptères Jeanne D’Arc, lors d’une cérémonie militaire à bord de ce navire école qui a appareillé pour sa 45ème et dernière campagne d’instruction avec 585 hommes à bord dont 103 élèves officiers. “On va tout donner”, confiait l’un d’eux, manifestement aussi fier que ravi d’être d’un voyage qui les conduira de Casablanca à Dakar, Rio de Janeiro, Buenos Aires, les Antilles, New-York, Saint-Pierre et Miquelon, Hambourg, et on en passe, pour un retour fin mai à Brest où le bateau sera désarmé.
Pierre-Henri ALLAIN
Pierre-Henri ALLAIN


plate forme de recherche c'est bien, mais pas suffisant : il faut une entreprise publique de construction d'hydroliennes en grande quantité si on veut faire les choses sérieusement : création d'emplois, compétitivité économique de la France et exportations, environnement. Si les dirigeants laissent passer les énergies marines ce sont vraiment des nuls.
Rédigé par : bilou | 03/12/2009 à 12:20