Les sans-papiers à la merci du grand froid?
“Les conditions d’hébergement d’urgence sont assez hallucinantes, dénonce un membre du collectif. Notamment à l’Hôtel Dieu où une trentaine de lits ont été mis à disposition. Les personnes ne sont accueillies que pour une à trois nuits au maximum et doivent quitter les lieux avant 9h le matin et jusqu’à 19h, comme si le froid ne tuait que la nuit!”
Le collectif demande aux collectivités de se mobiliser pour palier les carences de l’Etat dont le nombre de logements reste insuffisant pour les demandeurs d’asile.
“La ville dispose de logements vides et, en plein grand froid, elle ne doit pas attendre que l’Etat s’engage pour faire quelque chose”, insiste le collectif. Pour la municipalité, la responsabilité de la situation incombe bien pourtant à l’Etat qui “doit assumer ses obligations”. Même si, comme l’a indiqué Nathalie Appéré, première adjointe, dans le dernier bulletin Le Rennais, la ville est “disponible pour contribuer à trouver des solutions adaptées” et a proposé le 24 novembre “des mises à disposition de bâtiments municipaux dès lors que ces places intègrent le dispositif d’Etat”. Au 115, qui reçoit les demandes des sans domicile fixe comme celles des sans-papiers, on reconnaît la difficulté de gèrer la “mixité des publics”. D’autant que les statuts administratifs peuvent être très différents selon les cas pour les demandeurs d’asile. Avec 170 places en période ordinaire sur le département, auxquelles s’ajoutent plusieurs dizaines d’autres en période hivernale, on souligne toutefois que le dispositif permet de ne laisser personne dehors faute de place. Même si les conditions d’accueil peuvent être très différentes d’une structure à une autre. “A l’Hôtel Dieu, on n’a ni savon, ni rien pour se laver et à 8h on doit retourner dehors, alors on erre dans les magasins, les boutiques, là où il y a de la chaleur”, confie un réfugié d’origine congolaise.
Pierre-Henri ALLAIN
(Photo: dans la salle de la Maison de Quartier occupée)


Si tous les indignés de service prenaient chez eux chacun un sans-papiers, il n'y aurait plus de problème !
Rédigé par : Ace of Spades | 17/12/2009 à 19:20
Pourquoi ne vont-ils pas à l'hôtel tout simplement?
Rédigé par : Nicolas | 17/12/2009 à 19:27
Je connais un SDF qui est en train de crever dans la rue d'à côté, alors que des bobos font le pied de grue au Monoprix du coin pour qu'on donne de la nourriture à des clandestins. Le SDF, lui, peut crever, trop français, pas assez exotique pour susciter la charité, aucun de ces bobos n'ira se pencher sur son sort. Je lui ai offert un duvet de camping, mais je ne suis pas sûr que ça suffira. Alors, les nôtres avant les autres. Ouais, je sais, j'suis un sale facho.
Rédigé par : Marc | 17/12/2009 à 19:46
je remercie la divine providence de m'avoir donné un toit cette hiver...le rest du temps, je vis à la rue....si rien n'est fait pas les pouvoirs publics ou trop peu
allez y citoyens...engagez vous, n'hésitez pas à leur donner un coup de main ne serait-ce qu'une intention, un sandwich, un accueil, une nuit...bougez vous, n'attendez pas qu'on vous le dise...il fait vraaaaaiiiiiment froid dehors..merci
Rédigé par : numeric | 18/12/2009 à 08:00
ATTENTION, merci de ne pas faire l'amalgame entre demandeur d'asile et sans-papier, un demande d'asile a un certain nombre de droits, liés à sa situation (en demande d'asile), c'est grave de créer un amalgame, laissant croire qu'ils sont dans la même situation que les sans-papiers.
Rédigé par : JU | 18/12/2009 à 08:36
un demandeur d'asile a des droits, un SDF "bien français" aussi, et un "méchant sans-papier" aussi !! C'est un être humain vous l'oubliez peut-être... Et tiens, si toute la presse pouvait arrêter de traiter les personnes sans-papiers de "clandestins" !! Tout le monde veut oublier que la plupart sont rentrés tout à fait légalement sur notre belle terre d'accueil, qu'ils avaient les fameux "papiers", et puis qu'un jour "pouf", bah non, t'as plus le droit, alors toute ta vie construite ici tu la dégages, et tu laisses ta famille ici sinon on t'éjecte de force ! Et de toutes façons, si tu pars pas, ta vie va être un enfer, on te le promet, et on va même pouvoir violer la convention des droits de l'homme et des droits de l'enfant en prime, oui, oui, et y'aura que des petites factions de gauchos idéalistes qui vont lever le petit doigt pour toi mais ça suffira ss doute pas pour te rendre une vie normale... Et on ne parle même pas des méchants miséreux qui sont venus avec courage, persévérance et déchirement, pour voir si l'herbe était plus verte ici qu'ailleurs, et s'ils pouvaient vivre ici et travailler, envoyer leurs enfants à l'école, rire et chanter...
Rédigé par : suliane | 18/12/2009 à 12:16
Pas de différence en ce qui me concerne entre un SDF et un sans papiers. Ce sont des hommes avant tout et arrétez de dire qu'il vaut mieux aider un SDF qu'un sans papiers. Si Coluche était encore vivant il vous ferait honte. La situation s'aggrave d'année en année et ON essaie de "monter" les gens les uns contre les autres. J'en ai assez. Nous faisons le jeu de la " bande" à Lepen qui se frotte les mains
Rédigé par : brigitte | 19/12/2009 à 18:38