Les lutteurs bretons défendent leur bélier devant le tribunal
TRADITIONS - La fédération de lutte bretonne (gouren), accusée de ne pas respecter la loi sur les lots d'animaux, a défendu bec et ongle sa tradition du bélier vivant offert en trophée au vainqueur de ses tournois, lundi devant le tribunal de Brest.
Le mauvais traitement "n'est pas l'objet du débat", a insisté l'avocat de l'association de défense des animaux Stéphane Lamart, tout en dénonçant devant le juge de proximité l'exhibition de l'animal porté sur les épaules du lutteur gagnant le tournoi. Me Patrice Grillon a souligné que le "maout" (bélier en Breton) devient "un accessoire" alors qu'il est "l'emblème" du gouren. "Loi et tradition parfois ne se rejoignent pas", a-t-il déclaré en demandant qu'une récompense "chapeau, mouchoir brodé, paquet de tabac, comme jadis" soit offert à l'issue des combats. Il n'a pas fait de demande de dommages et intérêts. "L'animal n'est pas mal traité, au contraire il est honoré !", lui a répondu l'avocat de la fédération de gouren Yann Choucq en plaidant la relaxe. Me Choucq a dénoncé "une instrumentalisation de la justice jusqu'au niveau du ridicule" pour "se faire de la publicité à bon compte". Concernant le trophée du maout, le président de la fédération de gouren Erwan Evenou a fait valoir qu'aucune association bretonne de défense des animaux ne lui avait jamais "cherché querelle". Le ministère public qui a requis une peine de principe, a conseillé une remise à titre précaire du bélier pour ne pas tomber sous le coup de la loi. L'association Stéphane Lamart réclamait l'application de la loi L214-4 du Code rural qui interdit l'attribution en lot ou en prime de tout animal vivant en dehors des animaux d'élevage lors des fêtes, foires et concours. M. Lamart était venu accompagné d'un garde du corps alors qu'une dizaine de lutteurs en tenue de combat ou en costumes traditionnels étaient présents dans la salle d'audience qui affichait complet. La décision du tribunal sera rendu le 8 février.
(AFP)
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Aet eo ar maout gantãn. C'est une expression consacrée en breton. Mais faire un tour de piste avec un bélier sur les épaules n'a pas grand chose à voir avec le traitement infligé aux animaux de cirque qui devrait être complètement prohibé. Car ces animaux sont littéralement martyrisés. Il ne faut pas se tromper de combat.
Rédigé par : ET | 14/12/2009 à 18:58
Incroyable, si les associations de protection des animaux ne font pas la difference entre une corrida et une competition super sympa où un animal est remis sans blessure, sans aucune violence !!!!
Ce sont ces écolos jusquauboutistes qui dégoutent d'être écolo soi-même.
J'aime le gouren (lutte bretonne) , et la nature. Bon courage aux bretons.
Rédigé par : Guillaume | 14/12/2009 à 21:56
Il faut en finir avec ces traditions franchouillardes a la mord-moi-le-noeud!!!
Non a la corrida, non aux beliers bretons!
Rédigé par : yalla | 14/12/2009 à 23:15
@Yalla. Vla t'y pas que les traditions bretonnes sont "franchouillardes". Celle là, il fallait la trouver.
Finissons en avec toute tradition. Interdisons les fromages, arrachons les pied de vigne, fusillons les pères noël, brûlons les muguets de mai, expulsons les dindes et les marrons, fracassons les poêles pour interdire les crêpes, attaquons en justice les usurpateurs courronnés rois quand ils tirent la fève.
Rédigé par : thomas | 15/12/2009 à 09:36
Quand monsieur Lamart attaquera en justice les élevages intensifs, les boucheries industrielles, les expérimentations sur des animaux vivants, les trafics d'animaux exotiques, et aura d'autres conseillers scientifiques que "Steevy, Jordy, Phil Barney et Rika Zaraï", il aura peut être quelque légitimité à s'inquiéter de la santé de quelques moutons qui s'en vont passer le reste de leur vie sur de l'herbe verte dans la campagne bretonne.
Rédigé par : Mike | 15/12/2009 à 21:53