Vidéosurveillance à Rennes pour encadrer la vie nocturne
SOCIETE - Réputée pour ses fins de semaine alcoolisées, Rennes va "expérimenter" les caméras de surveillance dans le cadre d'une nouvelle "charte de la vie nocturne" qui prévoit aussi l'arrivée de 20 policiers d'une unité territoriale de quartier (Uteq) en centre ville.
Le conseil municipal a adopté lundi soir la charte, qui sera officialisée vendredi. La majorité PS a été soutenue par la droite et le Modem. Les élus de Rennes Métropole Ecologie se sont abstenus et les communistes ont voté contre. Hubert Chardonnet, adjoint à la sécurité, a insisté sur le fait que la vidéosurveillance n'était qu'un "outil", mis en "expérimentation" début 2010, pour une durée d'un an, sur une place du centre-ville près de la rue Saint-Michel, plus connue sous le nom de "rue de la soif", et aussi près d'un centre commercial. En septembre 2007, un incendie provoqué par un jeune homme ivre qui avait fait trois morts dans un immeuble du centre où se déroulait une fête étudiante avait provoqué beaucoup d'émotion. Les riverains dénoncent depuis une insécurité croissante au coeur de la ville, ravivée ces derniers mois par deux homicides non élucidés. Plus de 1.800 caméras existent déjà dans le réseau de transports en commun de l'agglomération (bus et métro), a rappelé Hubert Chardonnet, qui a précisé que la mise en place des caméras allait s'accompagner d'une "charte éthique". Rennes "est l'une des villes de moins de 200.000 habitants les moins touchées par la délinquance" mais chacun "a droit à la sécurité publique", a-t-il encore dit. Une Unité territoriale de quartier (Uteq) de 20 policiers prendra également ses fonctions lundi prochain. Les horaires de la police municipale vont être allongés et ses effectifs augmentés d'ici deux ans. Début 2010, Rennes verra en outre arriver "une compagnie de sécurisation" de 100 policiers, qui pourra être déployée dans toute la Bretagne. La "charte rennaise de la vie nocturne" reconduit les actions de prévention et de médiation mises en place ces derniers années contre l'alcoolisation des jeunes dans une ville où vivent 60.000 étudiants. En 2005, à la suite de débordements répétés le jeudi soir, les autorités avaient imposé une réglementation plus stricte, mis en place des fêtes gratuites sans alcool, et des campagnes de publicité.
(AFP)


une charte est par essence démocratique - tout au moins un semblant-, depuis quand flics et bio-pouvoirs relèvent.-ils de cette catégorie ? de l'art de tordre le sens des mots, le sens de nos vies....
Rédigé par : MF | 09/09/2009 à 11:33
Si ces caméras sont déjà installées, il y a fort à parier que cette "expérience" va être pérennisée... Tout ça pour attrapper quelques poivrots et trois gamins qui font des bêtises ?
Rédigé par : maathieu | 09/09/2009 à 12:44
Euh... Rennes "est l'une des villes de moins de 200.000 habitants les moins touchées par la délinquance" (dixit l'article).
Rennes comptait 209 613 Habitants en 2006... l'Erreur est Humaine !
Rédigé par : Thomas | 09/09/2009 à 12:56
Si quelqu'un peut m'expliquer comment des caméra de surveillance peuvent éviter un incendie, je suis preneur...
Rédigé par : Nisco | 09/09/2009 à 13:35
Rigolo cette volte-face socialiste...sous Hervé la vidéo surveillance était liberticide voire fasciste! Il faut croire que la gauche commence à comprendre!
Rédigé par : Bernard | 09/09/2009 à 14:18
C'est liberticide, en plus d'être inutile.
Plusieurs ville sont revenu sur les caméras, ca coûte extrêmement cher au contribuable, et les résultats sont totalement médiocre.
J'espère que cette mauvaise idée ne va pas être mise en œuvre.
Rédigé par : c-est-moi | 09/09/2009 à 15:27
@ Nisco
C'est bien connu, tu vas t'amuser à allumer un feu sous les "yeux" d'une caméra...Je te rappelle que le tarif pour un incendie volontaire c'est Cour d'Assises et 10 ans de placard
Rédigé par : Marcheg Arvor | 09/09/2009 à 15:53
Les élus Verts se sont abstenus alors qu'ils se sont prononcés contre dans leur blog
http://www.lesverts-rennes.ouvaton.org/new/Non-aux-cameras-de-surveillance.html
qui m'explique ?
Rédigé par : Colin | 09/09/2009 à 16:19
Dans la mesure où les problèmes ne sont crées que par des gens complètement murgées, la caméra ils ne la verront pas. C'est plutôt la réponse en temps réelle qui me fait rire : QUI pourra toutes les regarder ?
Rédigé par : Seb | 09/09/2009 à 17:23
Les éluEs Verts ne se sont pas abstenus puisqu'il n'y pas d'éluEs Verts au Conseil Municipal de Rennes. En effet lors des dernières municipales les Verts avaient présenté une liste autonome à celle du PS. Cette liste n'a fait que 9% et le PS n'a pas souhaité de fusion au second tour.
Rennes Métropole Ecologie qui était sur la liste PS au premier tour est la caution écolo du PS local mais n'a pas de lien avec les Verts de Rennes. Ne pas confondre donc.
Rédigé par : Mazhev | 09/09/2009 à 17:31
Selon une étude anglaise : sur 100 personnes "reconnues" sur les vidéos de surveillance de la police il y en avait 44 qui se sont trouvé accusée à tort .
En ce qui concerne le coût : 20 000€ la caméra et la liaison et on ajoute les frais de fonctionnement (maintenance - opérateurs).
Pour un résultat qui ne contente que les paranos mais en raisonnant comme eux :
Sachant que la violence est surtout de nature intra-familiale (femmes battues-enfants violés) les caméras seraient plus utiles dans les maisons que dehors.
Rédigé par : pascal | 16/09/2009 à 16:26