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20/07/2009

Un surveillant de prison violemment agressé par un détenu à Rennes

SOCIETE - Un surveillant de la maison d'arrêt Jacques Cartier de Rennes a été violemment agressé samedi par un détenu "sans motivation apparente", ce qui a valu à la victime huit points de suture et un arrêt de travail.

Les faits se sont déroulés samedi matin, lors de la distribution de café. Le surveillant qui encadrait la distribution a reçu de la part d'un détenu des coups de poinçon confectionné avec un morceau de cuillère qui lui aurait notamment perforé la joue, selon Dimanche Ouest-France. Selon Philippe Devique, secrétaire régional de l'Ufap-Unsa, le détenu était "déjà connu pour des faits de violence relativement graves". L'administration pénitentiaire a informé le syndicat qu'il serait jugé en comparution immédiate la semaine prochaine. L'Ufap-Unsa dénonce "le problème d'une population pénale de plus en plus violente, ce qui accroît les tensions" face à une "surpopulation importante" des prisons. A Rennes, la prison Jacques Cartier accueille actuellement 465 détenus pour 300 places seulement. Elle doit être remplacée en mars 2010 par un nouveau centre pénitentiaire, actuellement en construction à la périphérie de Rennes et d'une capacité de 690 places.

(AFP)

Commentaires

Le problème c'est que la prison est devenue un immense hôpital psychiatrique et que les surveillants ne sont pas formés pour gérer cette population violente et imprévisible.

pour fred

On peut comprendre la réaction du syndicat Ufap-Unsa qui dénonce « le problème d'une population pénale de plus en plus violente, ce qui accroît les tensions" face à une "surpopulation importante" des prisons. »
Mais une fois cette dénonciation, incantatoire, formulée, en quoi fait-elle avancer la solution, difficile s’il en est, de ce problème ? De peu de choses !
C’est vrai qu’il y a, ces dernières années, une population pénale de plus en plus encline à passer à l’acte violemment.
Cette tendance est générale. Bien que cela se produise dans des contextes différents, il en est de même en psychiatrie, en milieu éducatif spécialisé, comme en milieu scolaire.
Mais comment y faire face ?
Pas de solution miracle certes, mais faudrait-il sans doute former un peu mieux les agents de surveillance sur le plan psychologique et technique (d’interventions) ; revoir les critères d’embauche (n’est pas surveillant qui veut !), s’interroger sur la tendance à la permissivité (quoiqu’en disent les « belles âmes » à l’extérieur) qui se traduit dans la réglementation interne par une tolérance élevée aux transgressions et de donner plus de moyens en personnels qualifiés aux établissements pénitentiaires et en dispositifs de soins.
Mais hélas, quand bien même ces mesures seraient prises (ce qui est loin d'être le cas), le métier de surveillant (comme pour les autres agents intervenant directement auprès de la population pénale), ces métiers pénitentiaires restent des métiers à hauts risques et la probabilité de se faire agresser ne peut être réduite à zéro.

Les agressions dites "barbares" (comme le fait récent d'un couple de SDF ayant torturé un homme) sont insupportables à entendre et imaginer.

Je suis contre la peine de mort,car cela ne résoud pas le problème et ceux d'autant plus que la société pourrait prevenir (par l'éducation) ce genre de choses mais préfère consommer...

Mais devant le débalage de cruauté et de bestialité de certains humains,j'ai la faiblesse de me dire que tuer serait moins pire que de laisser s'exprimer la barbarie...la peine de mort est barbare mais moins que la torture.

Je veux pas vivre dans une société sans peur,ni crime,mais juste stopper la fuite en avant d'une violence généralisée et sans opposition pour la diminuer.

Pour un surveillant blessé même gravement, combien de détenus morts, par manque de soins ou victimes d'autres détenus, sans compter les suicides, plus de 110 pratiquement en 2008 ? Les questions qui fâchent, on les pose rarement.

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