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  • HISTOIRES ORDINAIRES - Animé par une équipe de huit journalistes et non-journalistes bénévoles, réunis autour de Michel Rouger, ancien grand reporter à Ouest-France, le site de reportages, www.histoiresordinaires.fr est à consommer sans modération. Basé à Rennes, il n’a d’autre but que de “parler du monde d’aujourd’hui à partir d' histoires humaines, individuelles ou collectives, significatives”. Un site dédié à “tous les anonymes, tous les invisibles, qui étonnent par leurs passions et leurs convictions”.

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  • EXPO - Retrouvez les peintures abstraites et colorées de Jacques Ayel (voir Liberennes du 14/01) à la Direction départementale du Crédit Mutuel de Bretagne, boulevard de la Tour d'Auvergne à Rennes. L'expo est visible jusqu'au 29 avril, du lundi au vendredi (8h30-18h) avec, chaque jour à 12h30 et 17h, la projection d'Essentiel, court métrage de 25 mn expliquant le processus de création de cet artiste souffrant de sclérose en plaques qui se sert des mains des autres pour créer.
  • SORTEZ COUVERT - Des étudiants de l‘institut de Gestion de Rennes réunis au sein de l’association IGR entr'aides organisent le 22 avril 2011 à la salle de la Cité à Rennes un concert dont les bénéfices seront entièrement reversés à l'association AIDES pour la lutte contre le SIDA. Avec au programme (à forte tendance électro-pop) des groupes tels Something à la Mode, Make the Girl Dance, Mustard Pimp ou encore Broes Before Hoes.

07/07/2009

Grosse inquiétude chez les professionnels du spectacle

Joseph K - CULTURE - “Avant, on cherchait de l’argent pour faire des trucs, maintenant on discute avec des gens qui cherchent des trucs pour faire de l’argent”. Cette réflexion de Bernard Colin de la compagnie rennaise Tuchenn, pourrait illustrer, à l’avant-veille des conclusions des “Entretiens de Valois” (1), le profond malaise qui traverse le monde des arts et de la culture en général et celui du spectacle vivant en particulier.

Mardi matin, François le Pillouër, directeur du TNB (Théâtre National de Bretagne) et président du Syndeac (Syndicat National des Entreprises Artistiques et Culturelles), entouré de plusieurs membres du syndicat, a voulu “tirer la sonnette d’alarme” sur une situation “assez délicate” qui ne cesse de se dégrader.
“Il y a beaucoup de structures en difficulté, constate t-il. Soit par une baisse des subventions soit par leur non-indexation sur l’augmentation des coûts. Chaque année, nos capacités artistiques diminuent et les charges augmentent. Nous sommes la bête noire de Bercy qui pense seulement à nous pour faire des économies”.
Quelques exemples: le Théâtre Anne de Bretagne, à Vannes, qui recevait 65 000 euros de l’Etat il y a deux ans, n’en perçoit plus un centime. Même chose pour la compagnie Tuchenn, dont la subvention s’élevait à 50 000 euros en 2007. Le festival des Tombées de la Nuit, pour cette édition 2009, ont également été mis au régime sec pour ce qui est des subsides nationales. Les structures plus institutionnelles comme le Quartz, à Brest, ne sont pas épargnées. Jean-Yves Crochemore, secrétaire général du Quartz souligne “la diminution très nette des moyens d’investissements artistiques” avec une perte de “plusieurs centaines de milliers d’euros de capacités artistiques”.
“Ce n’est pas un problème de fréquentation, ajoute t-il, puisque le public a été multiplié par dix en dix ans”.
Un paradoxe que relève également François Le Pillouër, ajoutant que le secteur de la culture et du spectacle vivant en France, “s’exporte, est un modèle pour l’étranger et crée de l’emploi”.
Manifestement pas toutefois chez les premiers concernés, artistes et professionnels du spectacle, qui sont aussi les premiers à subir la baisse des crédits de l’Etat.
La question de la confiance de l’Etat dans l’art, l’artistique, est posée, estime Roland Fichet, du Théâtre de Folle Pensée, basé à Saint-Brieuc. On est dans un processus de remise en cause de la légitimité de nos professions. Les artistes, les interprètes, finissent par se sentir coupables et disparaissent sans rien dire”.
Pour les membres du Syndeac, les instances de dialogue et d’accompagnement nationales sont devenues des "instances de contrôle" avec un seul objectif: comment pourrait t-on encore baisser davantage les subventions?
L’arrivée de Frédéric Mitterrand au ministère de la Culture?
“Il ne faudrait pas que celà reste un geste de communication”, espère François Le Pillouër qui, malgré les récents propos de Nicolas Sarkozy en faveur de la culture, redoute la prééminence des tenants d’une politique ultralibérale au sein de l’Etat, visant à “supprimer des centres dramatiques” et à réduire le ministère de la culture à une simple “agence avec des artistes précarisés au plus haut degré”. Le président du Syndeac estime indispensable un  plan de relance et de développement pour le spectacle vivant qu’il évalue à 350 millions d’euros.
“Et que l’on nous dise pas qu’il n’y a pas d’argent quand on fait un cadeau de 3 milliard d’euros à la restauration, la totalité du budget de la culture”.
Pour l'heure, le directeur du TNB annonce la diffusion de tracts, des rencontres-débats et des lectures de textes dans les prochaines semaines. Une assemblée générale des représentants du monde du spectacle, qui rencontreront jeudi Frédéric Mitterrand, est également annoncée dans la cour d’honneur du festival d’Avignon le 17 juillet prochain.
Pierre-Henri ALLAIN

(1) Groupes de réflexions mis en place par le ministère de la Culture

(Photo tirée des "Contre-Visites Guidées de Jérôme Poulain", les 10 et 11 juillet Place Hoche dans le cadre des Tombées de la Nuit)

Commentaires

Bonjour,
je suis intermittent du spectacle, regisseur technique et tecnicien du son, compositeur quand il me reste du temps...le temps cet ami génial. je suis porteur d'un projet de coopérative qui allierait habitat et espace de création-diffusion-commerce.
Ce travail devrait être un travail d'équipe, porté par un groupe, mais l'assiduité à un projet extra muros si l'on peut dire,n'est pas simple dans une société ou courir est est devenu une norme.
j'y travaille depuis un an et demi, la charte est définie, les statuts en cours de réalisation faute de juristes à disposition.
j'habite dans le 06, j'ai 45ans, les solutions sont autour de nous, donnons l'exemple, les gens n'attendent que cela.
Les lieux potentiels existent, une solidarité entre les artistes et les techniciens serait porteuse.
Ce projet doit etre issu d'un travail collectif de sensibilités différentes et etre appuyé par les politiques.
je serait désireux d'avoir votre adresse mail Mr Alain ainsi que celle de Mr le Pillouër et de vous faire parvenir ce travail.
Cordialement.
Alain Cassar

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