PSA: nouvelles mesures de chômage partiel à Rennes au 1er trimestre
AUTOMOBILE - L'usine PSA de Rennes va subir cinq journées de chômage partiel par mois en janvier, février et mars, en plus des mesures de "chômage partiel par rotation" déjà annoncées fin novembre.
L'annonce de ces nouvelles journées chômées avait été faite lors d'un CE le 12 décembre. Mais elle n'avait pas fait l'objet de communication en dehors du site qui fermait ses portes le même jour pour quatre semaines.
Le travail sur les chaînes de montage de l'usine, qui produit les
Citroën C5, C6 et Peugeot 407 reprendra mercredi "dans un climat
morose", a indiqué Pierre Contesse, délégué FO, qui s'inquiète de
"possibles nouvelles annonces dans les semaines à venir".
La direction avait annoncé fin novembre la suppression de l'équipe de
nuit sur la chaîne de montage de la Citröen C5 à partir de fin janvier
et la mise en place d'un dispositif de "chômage partiel par rotation"
pour faire face au sureffectif provoqué par cette décision.
Ce sureffectif spécifique, estimé par FO à 975 personnes, sera réparti
sur les autres équipes de travail, entraînant une semaine de chômage
partiel "toutes les 3 à 4 semaines environ" selon un dispositif de
rotation, pour une durée indéterminée.
Chez PSA, les salariés en chômage partiel continuent de percevoir 100% de leur salaire, selon un accord d'entreprise.
En outre, selon un projet de la direction du groupe, également annoncé
en novembre, le site breton doit perdre 1.750 emplois en 2009, soit 20%
de ses effectifs, sous la forme de 900 redéploiements vers d'autres
usines du groupe et 850 départs "volontaires". Mais les syndicats
craignent des licenciements.
La crise de l'automobile frappe de plein fouet le site rennais qui
souffrait déjà depuis trois ans du déclin des berlines de gamme moyenne
et supérieure, sa spécialité.
Les effectifs de l'usine, qui s'élevaient encore à plus de 12.000 en
2005, en incluant les CDD et intérimaires, sont passés à environ 8.000
aujourd'hui et devraient atteindre un peu plus de 6.000 personnes fin
2009 si le plan de la direction est respecté.
(AFP)


Ils sont trop fort nos incompétents de l'UMP, sous l'effet d'annonce du petit gesticulateur, ils on lancés le "grenelle de l'environnement" 2 ans trop tôt. Nos constructeurs d'automobiles n'étaient pas encore prêts à sortir des véhicules plus propres. résultat tout les consommateurs sont à l'arrêt, attendant les futurs véhicules "plus propres". ça montre bien l'incompétence de l'UMP à gérer un pays comme la France. Une erreur inqualifiable pour des gens qui ont la responsabilité d'une nation.
Rédigé par : Michel | 06/01/2009 à 09:34
La crise du secteur automobile et la moindre disponibilité annoncée du pétrole dans les années prochaines devraient imposer une reconversion dans de nouveaux types de déplacements urbains mais aussi dans les techniques automobiles elles-mêmes : recherche, innovation et développement sont les moyens de maintenir des emplois dans ce secteur, mais "ça urge"...
Cela nécessite aussi d'avoir une politique industrielle à long terme, politique qui ne peut pas être abandonnée aux seuls actionnaires ou, même, aux seules entreprises : c'est là que les pouvoirs publics locaux et l'Etat ont un rôle à jouer.
Problème : l'Union européenne n'apprécie guère l'interventionnisme des Etats et pouvoirs publics, et elle risque, un fois de plus, de freiner ou d'interdire (au nom de la "libre concurrence"...) les mesures de sauvegarde et d'intervention du politique.
Rédigé par : J.-P. Chauvin | 06/01/2009 à 09:36
Les modèles fabriqués à la Janais ne se vendent pas car ils sont trop chers.
A ce prix, les acheteurs préfèrent les "belles étrangères".
Pour éviter la condamnation à court terme de l'usine de Rennes, il faudrait reconvertir le site de toute urgence dans la fabrication de modèles correspondant plus aux demandes du grand public.
Il serait judicieux de rapatrier sur Rennes la fabrication de véhicules fabriqués à l'étranger, car en période difficile, chaque pays doit sauvegarder ses emplois.
Rédigé par : Daniel Berthaud | 06/01/2009 à 14:50
La prime à la casse voulue par Nicolas Sarkozy ne suffit visiblement pas à sortir le secteur de la crise. Ses effets sont certes visibles (Renault a annoncé une hausse de ses ventes de 40% en décembre par rapport à novembre) mais elles ne touchent que le marché français. C'est à l'étranger que les ventes continuent de s'écrouler. Au total, le marché automobile français a encore perdu 16% au mois de décembre. Plusieurs analystes prédisent que la crise durera au moins jusqu'à l'été prochain.
Thibault Henocque,
Ecofi, le blog de l'économie et de la finance
Rédigé par : Thibault Henocque | 06/01/2009 à 17:01
tout le monde parle de renault psa mes qui parle des équipementier qui souffre de ses fermeture et qui ferme les uns derriéres les autres?
Rédigé par : zupancic | 07/01/2009 à 11:04