Les hydroliennes: prometteuses, mais encore balbutiantes
ENERGIE - Les hydroliennes, qui permettent de produire de l'électricité avec des courants marins, offrent un potentiel intéressant mais restent une technologie encore balbutiante, selon les
témoignages d'experts réunis à Brest pour une conférence sur les énergies marines.(Photo: l'hydrolienne Sabella DO3)
Après 133 jours d'immersion à l'embouchure de l'Odet (sud Finistère), la Française Sabella DO3 réalisée dans les
ateliers du groupe public de construction navale militaire DCNS (ex-DCN) de Brest, n'a subit aucun dommage.
Un des concepteurs de
ce modèle réduit au tiers, Jacques Suer, a fait le choix de la
simplicité pour son hydrolienne qui a très bien fonctionné "à marée
montante comme descendante" sans nuire à l'environnement, se félicite
le chercheur.
Le pari semble gagné pour cette machine entièrement
sous-marine à un détail près: l'hydrolienne n'a pas été raccordée au
réseau électrique."Trop compliqué", a regretté l'ingénieur qui
s'est résolu pour cet essai à disperser la production électrique (4 kW)
dans le flot.
Outre-Manche, les concepteurs ont une longueur
d'avance. Le branchement au réseau, pourtant délicat, n'a pas été un
problème pour l'entreprise irlandaise OpenHydro lors de ses essais
d'une hydrolienne d'une puissance de 25O kW, la première du genre dans
le nord de l'Ecosse.
En revanche, trouver sur le marché les
moyens de levage adapté, en dehors de ceux dédiés aux plateformes
pétrolières, a été le principal obstacle.
"L'implantation offshore dans
l'environnement réel est un défi", reconnaît James Ives PDG de
OpenHydro qui a préféré créer de toute pièce le matériel dont elle
avait besoin.
OpenHydro qui prévoit la mise en production en 2009
d'une hydrolienne de 20 mètres de diamètre capable de délivrer 1 mW a
aussi besoin d'étoffer ses équipes d'ingénieurs hydrauliciens."Nous recrutons beaucoup!", a ainsi déclaré M. Ives profitant de la conférence pour lancer un appel à candidatures.
Dans
le tableau des concepteurs d'hydroliennes, Marine Current Turbines fait
figure de doyen tant ses premiers essais en mer (1994) sont anciens. Depuis,
l'entreprise a mis sur le marché SeaGen, la "première hydrolienne de
dimension commerciale", selon Peter Frenkel, le directeur technique qui
souligne la difficulté de construction dans des courants forts.
Seagen
ressemble à une éolienne terrestre mais équipée de chaque côté de son
mat de deux grandes hélices de 16 m de diamètre délivrant quelque 600
kW. Cette société qui envisage de vendre des turbines de 3
jusqu'à 20 m de diamètre sera un concurrent sérieux dans l'équipement
de la ferme hydrolienne qu'EDF va implanter à partir de 2011 entre
Paimpol et l'île de Bréhat (Côtes d'Armor).
Quatre à dix
hydroliennes d'une capacité de 4 à 6 MW, soit l'équivalent de la
consommation de 5.000 foyers, seront immergées et progressivement
raccordées au réseau d'électricité entre fin 2011 et fin 2012 dans un
secteur où l'intensité des courants atteint des niveaux parmi les plus
élevés d'Europe. (AFP)


Voilà qui est nettement plus prometteur que les éoliennes si chères à nos écologistes radicaux. Elles n'affectent pas le paysage, ce qui est la priorité de l'écologie; fonctionnent en permanence, seulement 30% du temps pour l'éolienne, et donc produisent une électricité bon marché, alors que l'éolien est 5 fois plus cher que le nucléaire.
Rédigé par : virgile | 17/10/2008 à 14:19
"l'éolien est 5 fois plus cher que le nucléaire." mort de rire...
n'oublions pas 2 ou 3 petites choses, le coût du kwh de l'électricité n'intègre pas les milliers de milliards d'euros du démantèlement des centrales et du stockage des déchets radioactifs à surveiller pendant des centaines de milliers d'années, merci le conribuable français qui paye 2 fois son kwh nucléiare
Rédigé par : jeam | 17/10/2008 à 16:44
et si les poissons se prennent dedans? je plaisante...
Rédigé par : mich | 18/10/2008 à 15:00