Des professeurs transformés en conseillers d’orientation
EDUCATION - Le rectorat de Bretagne a décidé d’expérimenter l’affectation de professeurs sur des postes de “conseillers d’orientation psychologues” (COP) vacants malgré un “accord” passé avec les syndicats, a dénoncé le Sgen-CFDT. En septembre, le rectorat avait tenté une première fois cette ”expérimentation” avant d’y renoncer devant la fronde syndicale et d’annoncer le recrutement de contractuels.
“Le rectorat revient de façon autoritaire sur cet accord et impose aux directeurs de centre d’information et d’orientation (CIO) l’affectation d’enseignants sur ces postes comme unique solution de remplacement”, a protesté le Sgen-CFDT.
Le rectorat estime de son côté avoir tenu ses engagements. Même s’il envisage d’affecter désormais des professeurs titulaires remplaçants sur des postes de conseillers d’orientation vacants, il a bien procédé à des nominations de contractuels sur les postes qui étaient à pourvoir en septembre.
“Dans les CIO qui comptent des effectifs de COP importants, nous envisageaons de placer des enseignants volontaires”, a précisé Marc Vauléon, directeur des ressources humaines de l’académie de Bretagne. Le Sgen-CFDT a condamné une “gestion des personnels fondée sur la seule logique comptable” en nommant des professeurs sur des postes pour lesquels ils n’ont pas été formés. "Exercer la fonction de COP sans la formation nécessaire est une grave
atteinte à la qualité du service public d'orientation", estime le syndicat.
P.H.A. (avec AFP)


déjà que les personnels du CIO sont pas très en phase avec le monde de l'entreprise, alors des profs qui n'y ont jamais mis les pieds.
ça promets!
Rédigé par : Sébastien | 20/10/2008 à 12:37
La qualité du service public d'orientation ? Est ce que ces syndicats sont déjà allé voir un COP pour avoir un conseil ? Leur seul rôle, d'experience, est d'orienter les jeunes vers des filières qui cherchent à recruter, sans aucune vision sur le devenir des jeunes ni, et c'est tout aussi génant, des débouchés existants dans ces filières pubs.
Aucune idée si les profs sont plus ou moins compétents que les COP, mais n'importe qui avec une connaissance raissonable des filières serait sans doute à meme de donner des conseils plus aviser.
Rédigé par : pierrot69 | 20/10/2008 à 12:44
Effectivement quand on connait les difficultés de ces services pour savoir quoi dire aux jeunes, on se dit que le service public n'est peut être pas qualifié pour cela.....
Rédigé par : Lea | 20/10/2008 à 14:28
Pour être en plein dedans(dans un collège)je trouve ces commentaires on ne peut plus déplacés.Comme pour toute profession,il y a toujours une minorité qui porte préjudice à la majorité.Comme dirait l'autre:"ça dépend et ça dépasse"!
Rédigé par : usuhaïa | 20/10/2008 à 19:04
Le rectorat (le directeur des ressources humaines de l’académie de Bretagne) a décidé "d'expérimenter"… Quand on sait ce que valent maintenant les managers en matière de RH ! Ce n'est sans doute pas grave si ces conseillers risquent de se tromper : les élèves n'auront qu'à recommencer (et à perdre une année) ou abandonner tout simplement comme certains d'entre eux. Je doute vraiment de la compétence des profs à conseiller des jeunes sur l'orientation à choisir (ont-il vraiment le choix ?).
Le contenu et les méthodes d'enseignement magistrales pour certaines matières (hors filières professionnelles, et encore !) sont déjà tellement éloignés de la "réalité" du travail. Les profs ne sont après tout que des "travailleurs" (sans aucun doute) qui ne sont jamais sortis du système scolaire... Mais ils n'ont pas le choix : on leur demande de remplir de force ou de gré le "bocal" de la dose de "savoir" programmée là-haut, tranche d'âge par tranche d'âge, trimestre par trimestre, pas plus, pas moins, que le récipient soit petit ou grand. Leur jugement risque de s'arrêter d'abord à l'analyse des résultats et des appréciations, comme pour un passage en classe supérieure, et ne pas tenir compte du plus important : comment le jeune se projette dans ce monde ? où se voit-il dans quelques années ? quels sont ses centres d'intérêt hormis ses aptitudes pour telle ou telle matière ? aura-t-il le courage de traîner encore des années ses fonds de culotte sur les bancs ? quels moyens matériels a-t-il à sa disposition ? Nos jeunes sont de plus en plus immatures, esclaves de la société de consommation avec leurs téléphones, leurs consoles, leurs lecteurs MP3, leurs fringues, la StarAc, etc... Et on leur demande de choisir "leur" devenir d'adulte ? Il faudra pour cela une préparation bien en amont. Et une participation active des parents, à condition que ceux-ci aient appris à connaître leurs enfants, aient compris dans quel monde ils les ont fait naître, sachent les préserver des nuisances décervelantes, et croient encore en l'avenir de ce monde…
Rédigé par : Paule | 21/10/2008 à 00:17