247 suppressions d'emplois à Céléos, premier groupe immobilier de l’ouest
ECONOMIE - Placé en redressement judiciaire début septembre, Céléos, le plus important des groupes immobiliers du grand ouest et le 12e au niveau national, a annoncé vendredi la suppression de 247 emplois sur un total de 460. Ses cinq sièges régionaux et douze agences sur les vingt-deux que compte le groupe vont également disparaitre.
“Le retournement du marché immobilier depuis l’été 2007, accéléré par
la propagation des conséquences de la crise des subprimes et l’entrée
en récession de l’économie réelle au plan mondial nous oblige à adapter
notre modèle de développement”, a expliqué le groupe, basé à Plérin,
près de Saint-Brieuc, dans un communiqué.
La réorganisation de Céléos qui, depuis sa création en 1996 avait connu
un développement fulgurant, doit entrainer “le recentrage de toutes les
activités sur le grand ouest” précise le communiqué.
Déployé de Caen à
la Rochelle, le groupe de promotion et de construction immobilière
compte également des agences dans le sud-est de la France.
“Toutes les mesures indispensables au reclassement interne et externe
des salariés et compatibles avec nos moyens financiers seront mis en
oeuvre”, a t-il assuré.
Pour le groupe, introduit à la bourse de Paris en 2006 et jusqu’avant
son placement en redressement judiciaire, le projet de restructuration
annoncé aujourd’hui et qui devra recevoir l’aval du juge commissaire,
est une question de “survie”.
Comme beaucoup d’autres promoteurs, Céléos a subi de plein fouet la
baisse du marché de l’immobilier, notamment dans les programmes de
logements neufs dont les ventes ont baissé d’environ 35% en Bretagne au second trimestre 2008 (un chiffre comparable à la moyenne nationale).
Les difficultés des banques, qui ont entraîné une baisse des crédits
aussi bien à la construction qu’aux particuliers désireux d’acheter ont
été déterminantes dans cet effondrement qui a touché plus
particulièrement de jeunes groupes comme Céléos.
“Tout ce que le groupe a gagné a été investi dans son développement”,
souligne un porte-parole de la société qui a atteint un chiffre
d’affaires de 202 millions d’euros en 2007 et a construit quelque 2500
logements la même année.
Les responsables des entreprises artisanales sous-traitantes ont déjà
exprimé de grosses inquiétudes sur les conséquences des difficultés du
groupe costarmoricain et notamment sur l’avenir de ses soixante-dix
programmes de logements en cours. Des collectivités locales bretonnes
ont quant à elles d’ores et déjà reporté leurs projets de lotissements.
Pierre-Henri ALLAIN


Il faudrait peut-être aussi s'interroger à cette occasion les excès de la Loi de Robien, sur laquelle Celeos comme tant d'autres ont surfé, et les complètes dérives marketing qu'elle a entrainé faisant que l'on ne vendait plus de l'immobilier répondant à de réels besoins, mais essentiellement du dégrèvement fiscal ! Un tel système ne pouvait finir que par aller dans le mur, crise internationnale ou pas !
Rédigé par : Tim | 10/10/2008 à 15:13
ils se sont gavés pendant des années le marché s'est retourné , et l'on est qu'au debut ......... aucune compassion pour ces gens qui ont favorisé un marché a la hausse
Rédigé par : thierry | 10/10/2008 à 21:10
Ne soyons pas dupe d'un groupe qui prend pretexte de la crise pour licencier... l'immobilier s'ecroule avant tout parce que les prix sont excessifs. Ensuite, pas de larme a verser pour ces groupes qui ont mis dans leur poche les gains fiscaux des loi robien en pratiquant des prix demesurés.
Rédigé par : Ger | 10/10/2008 à 22:38
Bien sur je prêche pour ma paroisse, cependant dans un article des échos, Mr Gabelle président de la fédération des promoteurs constructeurs donne les chiffres suivants: sur 220 000 de robien livrées entre 2003 et 2007, 215000 sont louées!!!!
on fait un procès aux robien pour 0,023%de logements non loués!!!
les excès de cette loi, on les connait, Akerys, Ifb, Omnium...
Comme dans tous les métiers, merci de ne pas mettre tout le monde dans le même panier!!!!!!
le manque de logement en France est structurel, démographie, divorce etc.... alors bien sur construire sans vérifier le potentiel locatif est une hérésie
Rédigé par : Nico | 13/10/2008 à 09:41
A vouloir embaucher à tout va,à avoir une politique du construire partout et nulle part, celeos comme akerys, font du mal à la promotion, et n'oublions pas que dans une crise qui etait prévisible, il manque tt de même plus de logement qu'on en construit, apres faut il se poser les bonnes questions, où construire et pour qui ? J ai debuté dans cette societe, nous etions alors 60, un an et demi apres , nous etions 250 ! la crise etait deja lancée. aujourd'hui (j'ai quitté celeos debut 2007) , la crise est là depuis un an, et l'on constate qu'ils etaient 460 salarié, c'est incensé, risqué et demesuré.
ALORS, c'est bien beau de vendre qu'à des investisseurs, mais un jour ces gens se barrent, et qui trinquent, 460 salariés !
Rédigé par : grute | 14/10/2008 à 13:39