Les gendarmes débarquent à l’école de la Trinité-Langonnet
EDUCATION - La tension est montée d’un cran ce jeudi matin à l’école primaire de la Trinité-Langonnet, dans le Morbihan, où les parents d’élèves qui réclament un poste d’institutrice supplémentaire, occupaient symboliquement un préau et un terrain de jeu depuis 22 jours (Libérennes du 12/09). Tôt ce matin, une dizaine de gendarmes se sont déployés tout autour du bâtiment pour empêcher toute nouvelle intrusion.
“C’est invraisemblable et dramatique, s’insurge le maire de Langonnet,
Christian Derrien. Des enfants sont repartis en pleurant. C’est la
seule réponse des services de l’Etat à nos demandes? Celà ne peut que
renforcer notre détermination”.
L’intervention des forces de l’ordre, qui a mobilisé plusieurs
véhicules, aurait
été motivée selon le maire (divers gauche) par la décision des élus de
remplacer les mères de famille qui campent près de l’école et
d’entamer un “jeûne collectif”. Depuis la rentrée scolaire, les
parents d’élèves et la population de la Trinité-Langonnet réclament la
reconduction, comme l’an passé, d’un second poste d’institutrice pour
cette école qui compte vingt-quatre élèves et neuf niveaux différents.
“Nous sommes face à des services de l’état, inspection académique et
préfecture, malhonnêtes, qui persistent à ne compter que 21 enfants là
où il y a 24 inscrits, s’indigne Christian Derrien. Il s’agit d’une nouvelle stratégie pour exclure les jeunes enfants des
petites écoles rurales et passer à la classe unique”.
Pour le maire de Langonnet, dont dépend le bourg de la
Trinité-Langonnet, à onze kilomètres de distance, il en va de “la survie” de ce village.
“Avec une seule institutrice et un demi poste d’aide pédagogique, c’est
du grand bricolage, dénonce t-il. Mais il est vrai que si l’on en croit
les déclarations du ministre de l’éducation Xavier Darcos, qui est pour
les regroupements cantonnaux, les zones rurales représentent un
problème pour ce gouvernement qui, dans sa logique ultra-libérale, ne
fait que du management et ne raisonne qu’en termes d’économie
budgétaire”.
Samedi dernier, environ 700 personnes on manifesté dans la
Trinité-Langonnet, un village qui compte tout au plus 300 âmes, pour défendre cette école. Ce
matin, alors que seulement la moitié des enfants sont allés en classe, l'autre moité ayant fait marche arrière devant les gendarmes, une
trentaine de parents d’élèves ont décidé de rester devant l’école pour y poursuivre leur action.
Pierre-Henri ALLAIN


Et dire que dans les uniformes, il y a des humains avec sans doute des enfants. Ils n'ont même pas le cran de s'opposer à la hiérarchie quand un ordre est débile. Ils sont pourtant payés pour protéger la veuve et l'orphelin des bandits et du danger. Hors le danger ici ce sont les ordres qu'ils reçoivent.
Rédigé par : lucho | 25/09/2008 à 15:22
Les parents de la Trinité-Langonnet, Quily et Molac manifesteront demain soir à Lorient avec ceux de l'école de Merville où l'inspection académique refuse de donner les moyens de fonctionner à la filière bilingue : un seul enseignant pour 40 enfant inscrits.
Le rassemblement, prévu devant l'école (aux Halles de Merville) à 17 h 30 est soutenu par le SNUIPP, l'asociation Div Yezh, les Verts du Pays de Lorient, l'UDB, le Parti breton et de nombreuses associations.
Les informations sur ce rassemblement sont regroupées sur le site Ouiaubreton http://ouiaubreton.com
Rédigé par : Pierrick | 25/09/2008 à 23:29