Lettre ouverte d'un collectif de parents d'élèves finistériens à Nicolas Sarkozy
VERBATIM - Se présentant comme “d’Irréductibles parents d’élèves des écoles publiques maternelles et élémentaires” de la circonscription de Chateaulin (Finistère), le “collectif de parents pour la sauvegarde de l’école publique”
(adresse mail: cpsep29@gmail.com), qui regrouperait une quarantaine d’associations de parents d’élèves dans le Finistère et a recueilli un peu plus d’un millier de signatures de soutien, a adressé le 5 mai dernier une lettre ouverte au Président de la République Nicolas Sarkozy. Reçue à Libérennes à la veille de la mobilisation des fonctionnaires, cette lettre ouverte fait part des “inquiétudes” du collectif face à “la dégradation” des conditions d’enseignement et d’accueil des enfants dans le premier degré. Ci-après, de larges extraits de ce texte.
P.H.A
Monsieur le Président,
Parents des écoles publiques maternelles et élémentaires du Finistère, nous vous faisons une lettre que vous lirez peut-être …
Nous nous sommes réunis suite aux problèmes récurrents de non remplacements d'enseignants absents.
Nous avons vite constaté que les dysfonctionnements dans la gestion des
remplaçants étaient l'une des nombreuses conséquences de la dégradation
persistante des moyens attribués à l'éducation nationale. (...).
Vous avez déclaré « C'est à l'Ecole Primaire que tout se joue ».
A l'heure où l'échec scolaire revient sur le devant de la scène, où les
nouveaux programmes prévoient l'apprentissage de la Morale et du
Respect des Valeurs Républicaines, ne peut-on pas parler d'incongruité
alors que nos écoles maternelles et élémentaires subissent cruellement
la dégradation entraînée par les coupes franches opérées dans le budget
de l'éducation nationale ?
Est-il besoin de rappeler les difficultés rencontrées et subies par les enfants, les enseignants et les parents?
- A chaque rentrée scolaire les postes supprimés par l'éducation
nationale augmentent. Depuis 2003, entre l'Ecole Elémentaire et le
Secondaire, 20 000 postes ont été supprimés sur le territoire. 11 200
postes le seront en 2008 (...). Et pourtant, le Ministère de
l'Education parle de 20 000 enfants supplémentaires à accueillir pour la
prochaine rentrée. (...).
- Les remplacements des enseignants absents ne sont plus assurés sauf si les parents se mobilisent.
- La scolarisation des enfants de moins de trois ans est partout remise en cause.
- Les dotations en demi-postes d'enseignants se multiplient, imposant
aux enseignants de travailler dans plusieurs écoles. Les enfants
accumulent ainsi les intervenants dans une même journée. Comment
assurer dans ces conditions la stabilité et le suivi continu et
personnalisé de chaque élève ?
- Les directeurs des écoles de moins de quatre classes ne bénéficient
toujours pas de temps spécifique pour assumer leurs diverses tâches
(...). Les inspections d'académie commencent à mettre en place des
regroupements d'écoles imposant ainsi des déplacements hors communes
aux enfants et parents.
- Les classes se retrouvent en sureffectifs même si les locaux ne sont
pas adaptés. De plus en plus de classes en secteur rural à niveaux
multiples ont des effectifs importants.
- Le personnel nécessaire à l'accueil des enfants handicapés n'est pas
présent ou non qualifié et tend même à disparaître à la prochaine
rentrée (408 contrats EVS (Emploi Vie Scolaire) non reconduits dans le
seul département du Finistère en juin 2008).
- L'éducation nationale demande de plus en plus aux parents de
s'investir pour accompagner les activités hors école et aux
associations de parents de les financer.
- Dans la seule circonscription de Châteaulin (Finistère), dès la
rentrée de septembre 2007, les quinze professeurs des écoles affectés
sur les postes en Zones d’Intervention Localisées (ZIL) et les Brigades
Départementales (BD) étaient placés sur des remplacements longs. Les
ZIL et les BD ne peuvent donc pas assurer les remplacements courts sur
les écoles (31 écoles dans la circonscription, la veille des vacances
d'hiver, 46 professeurs des écoles de la moitié du département
n'étaient pas remplacés).
Pour toutes ces raisons,
- Les conditions de travail des enseignants se dégradent
- Les conditions d'accueil des enfants se détériorent
- Les conditions de la réussite scolaire de tous les enfants ne sont pas réunies.
Est-il possible de réduire ainsi l'échec scolaire ?
Plus généralement, peut-on encore parler d'Ecole Républicaine quand un tel constat est posé ?
(...).
Alors oui, Monsieur le Président, nous sommes d'accord pour un retour
aux « fondamentaux ». Mais arrêtons de ne parler de nos enfants qu'en
termes de coût.
Nous restons persuadés que l'école est un lieu fort et nécessaire pour
l'apprentissage et le développement des enfants. A l'heure où de plus
en plus de parents peinent dans leur rôle d'éducateurs, où les
enseignants ne sont plus perçus comme personnes à respecter, n'est-il
pas temps de redonner à l'école un rôle prépondérant dans
l'organigramme de notre société ?
Nous espérons Monsieur le Président que cette lettre saura retenir
votre attention et que l'avenir nous montrera votre écoute et votre
compréhension.
Recevez, Monsieur le Président, nos salutations citoyennes et finistériennes.
Collectif de Parents pour la Sauvegarde de l'Ecole Publique.


Retraité je n'ai donc plus d'enfants a charge mais des petits enfants et en pas d'arriereC'est l'ecole qui sauve de la misere les enfants du monde ce n'est pas dieu car si il en avait le pouvoir celà se saurais Je vous felicite de votre initiative qui devrait allez plus loin faire signer cette petition au plus grand nombre e parent merci
Rédigé par : charlec | 19/05/2008 à 21:20