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En bref

  • RETOQUE - Rude coup pour Kofi Yamgnane qui ne pourra pas se présenter aux élections présidentielles du Togo le 28 février. La Cour constitutionnelle togolaise vient de refuser la candidature de l’ancien maire de Saint-Coulitz (Finistère) au prétexte qu’il y aurait une “incertitude” sur sa date de naissance. Dénonçant une manoeuvre pour l’écarter car il serait trop menaçant pour le président sortant, Faure Gnassingbé et le Rassemblement pour le peuple togolais (RPT), l’ex-secrétaire d’Etat de Mitterrand entend bien cependant continuer à faire de la politique dans son pays natal.
  • A LA CARTE - La ville de Rennes a lancé au 1er janvier une nouvelle carte “Sortir” pour faciliter l’accès à la culture et aux loisirs au plus grand nombre. Cette carte individuelle est délivrée, après examen des ressources, par les centres communaux d’action sociale (CCAS). Elle offre des tarifs réduits à l’entrée des cinémas, des salles de spectacles ou de sports, etc. Pour une activité régulière l’aide financière peut atteindre150€ par personne et par an. La carte Sortir remplace le précédent "passeport loisirs et culture" mis en place en 2004.

A ne pas rater

  • ISTANBUL - C’est parti pour la 21e édition du festival de cinéma de Rennes, Travelling, qui nous emmène jusqu’au 16 février sur les rives du Bosphore pour nous dévoiler les secrets de la ville d'Istanbul, capitale culturelle de l'Europe en 2010. Rétrospectives, panorama du cinéma turc, c’est l'occasion de redécouvrir de grands classiques comme les films de Omer Kavur, Nuri Bilge Ceylan ou Fatih Akin. Des avant-premières, des tables rondes et des débats avec des réalisateurs turcs sont aussi au programme. Tous les renseignements au Liberté ou sur www.travelling-festival.com
  • CE QUI VIENT - Tel sera le thème de la 2e biennale d’art contemporain organisé à Rennes du 30 avril au 18 juillet 2010 par Bruno Caron, président de l’association Art Norac et Raphaëlle Jeune qui dirige l’association Art to be. Une cinquantaine d’artistes internationaux ont été mobilisés pour une trentaine d’oeuvres qui seront principalement exposées dans le Couvent des Jacobins avant qu’il ne soit fermé pour travaux et métamorphosé en Centre des Congrès.

13/02/2008

Le candidat PS de Rennes s’en prend à Nicolas Sarkozy

MUNICIPALES - Lors de la présentation de sa liste « Rennes, une ambition partagée » mardi soir devant 1000 personnes, le candidat socialiste Daniel Delaveau qui brigue la succession d'Edmond Hervé a vivement pris pour cible son adversaire soutenu par l'UMP et les discours et la politique du Président de la république concernant la laïcité et l’immigration.

« Oui, le combat pour la liberté et la dignité de l’homme, nous le faisons vivre en luttant contre la politique de l’immigration menée par le gouvernement Sarkozy, en luttant contre les conditions de rétention des étrangers dans notre pays et concrètement ici, à Rennes », a t-il lancé, évoquant le plus important centre de rétention de l’ouest, ouvert l’été dernier à Saint-Jacques de la Lande.
L’ancien maire de cette commune limitrophe a également exprimé son attachement à « ces valeurs de solidarité et de laïcité » qu’il a estimé « remises en cause par le Président de la république lui-même dans ses récents discours de Rome et de Ryad ». Daniel Delaveau en a profité pour rappeler le discours du maire sortant Edmond Hervé qui s’est indigné vendredi, lors de l’inauguration du Théâtre National de Bretagne devant la ministre de la culture Christine Albanel, des propos du Président de la république qui a déclaré que « les racines de la France sont essentiellement chrétiennes ». Le maire de Rennes avait remarqué qu’elles étaient « au moins judéo-chrétiennes » et mis en garde contre des signes « d’intolérance à l’égard des millions de musulmans qui vivent en Europe ».
Dans un discours offensif, sous les verrières de la Halle Martenot, avec orchestre et repas pour les militants et sympathisants présents, Daniel Delaveau a fustigé son adversaire Karim Boudjema qui « se dit sarkoziste, mais un jour sur deux. Il se réclame de Pierre Méhaignerie, secrétaire général adjoint de l’UMP, mais du Méhaignerie d’avant ! D’avant quoi ? ».
Après avoir rendu hommage à Edmond Hervé, il a enfin rappelé ce qui pour lui constitue « le premier défi » du prochain mandat, à savoir le « défi de la ville pour tous », 200 000 personnes nouvelles étant attendues d’ici 2030 dans « la grande aire urbaine de Rennes » et 600 000 en Bretagne. Une nouvelle occasion pour le candidat PS d’épingler Pierre Méhaignerie qui, en cherchant à « entraver » le projet du conseil régional d’un « établissement public foncier régional », visant à une meilleure maîtrise des terrains pour l’accueil des futurs nouveaux venus, « n’a de cesse de faire passer ses intérêts politiciens avant l’intérêt général ».
Quelques heures plus tôt, au Café des Champs Libres, Karim Boudjema avait lui aussi dévoilé les 61 noms de sa liste « Rennes, une ville capitale ». Une liste où ne figure pas l’ancien outsider d’Edmond Hervé en 2001 Loïc Le Brun mais, en bonne place, deux autres conseillers municipaux UMP, Bruno Chavanat et Benoît Caron. Des noms auxquels s’ajoutent ceux d’un UDF-MoDem, de trois « Nouveau Centre », de deux « Gauche Moderne » et de plusieurs personnalités de « la société civile ». Autant de gages, selon le chirurgien, du "vrai souci d’ouverture" d'une liste placée sous le triple signe "du changement, de la responsabilité et de l'éclectisme ».
Pierre-Henri ALLAIN

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Voici les sites qui parlent de Le candidat PS de Rennes s’en prend à Nicolas Sarkozy :

Commentaires

Et elles viendront d'ou les 200 000 personnes prévues ?

Et pourquoi 200 000 personnes arriveraient sur Rennes ?

Si on compte sur l'exode des retraités , pour eux la destiantion sera la cote, pas le bassin rennais.
Si on compte sur un afflux de travailleurs, il faudrait avoir un plan de dévpt éco énormissime. Sans compter que PSA finira bien par partir un jour.

Alors, 200 000 ? Pourquoi ? Comment ?

Parler de mouvement de populations à l'échelle de la région de Bretagne, de nouveaux arrivants, d'exode rural, etc, sans évoquer l'attraction de Nantes sur toute la côte sud ou le rapprochement géographique des deux aires urbaines de Nantes et Rennes, c'est n'importe quoi. Toute politique ambitieuse dans ce domaine dépendra d'un nécessaire rapprochement entre ces deux cités au niveau politique et administratif, sous peine de marginaliser davantage l'ouest breton.
Faut arrêter la galette saucisse !

Il était temps que Daniel Delaveau s'exprime sur le centre de rétention de Saint Jacques de la Lande.
On ne l'avait pas entendu lors de l'ouverture du centre en août dernier, ce qui aurait été heureux en tant qu'ancien maire de cette commune.
On ne l'a pas davantage vu lors des nombreux rassemblements et manifestations de protestation qui se sont tenus devant les grilles de cette prison qui ne dit pas son nom.
Son indignation morale est heureuse. Mais au-delà, s'il est élu, son action à la Ville de Rennes prendra-t-elle en compte la nécessaire remise à plat des relations Nord-Sud ? Les communes, particulièrement Rennes qui a développé de nombreux jumelages et accords de coopération, disposent d'une compétence forte en matière de coopération décentralisée, c'es-à-dire une coopération qui n'est pas d'Etat à Etat mais de collectivité locale à collectivité locale. Il ne suffit pas de s'indigner quand on est dans l'opposition contre la politique d'immigration du gouvernement : il faut aussi agir pour le développement des pays du Sud, seul moyen de redonner espoir à leurs populations. Sinon, il y aura toujours des individus prêts à braver la mort pour rejoindre "l'eldorado" des pays du Nord.
Mais il ne s'agit pas que d'agir "là-bas". Il faut aussi remettre en cause notre mode de développement ici et l'appui aux multinationales françaises qui ravagent le Sud. Comme Véolia, l'entreprise en charge de la gestion de l'eau à Rennes, du traitement des déchets sur Rennes Métropole, du chauffage urbain dans les quartiers nord de la ville... Forts de leurs bases arrières lucratives comme à Rennes, Véolia et ces nouveaux léviathans peuvent étendre leur empire sur les pays fragilisés du Tiers Monde, mettant en coupe réglée leurs peuples qui n'ont plus pour seule échappatoire qu'une fuite éperdue vers nos pays riches. La solidarité internationale doit trouver des traductions concrètes au plus près de chez nous. Entamer le monopole de Véolia sur Rennes serait un bon début, un signe fort aux conséquences très matérielles. Plusieurs listes en lice l'ont bien compris.

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